NEWS HOME MAGAZINE
La MONUSCO et les FARDC ont conjointement planifié et conduit une série d’opérations robustes du mercredi 19 avril au dimanche 23 avril 2023 dans la forêt d’Apetina-Sana, un refuge du groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF) à 50 km de la ville de Beni au Nord-Kivu. Cette opération, dénommée « NIRMUL » ou destruction en Népalais, a mobilisé coté MONUSCO 3 compagnies de casques bleus ainsi que des unités spéciales des Forces de Réaction rapide du Népal, de Kenya, de Tanzanie et d’Afrique du Sud. Elle s’est déroulée dans l’épaisse forêt d’Apetina, notamment dans la zone qui va d’Oicha à Mamove, en passant par Mayi-Moya, BaoBab et Apetina.
Objectifs atteints : déloger les ADF et protéger les populations civiles.
L’objectif était de démanteler les camps des rebelles ADF et de réduire drastiquement le nombre d’exactions contre les civils. L’opération a donc permis de restaurer l’autorité de l’Etat dans la zone et de faciliter le retour des populations à leurs domiciles qu’ils avaient fui avec la recrudescence des attaques.
Les FARDC et les contingents de la MONUSCO ont pris en tenailles les rebelles des ADF. Les troupes de la MONUSCO ont ouvert le feu à de nombreuses reprises sur ces rebelles qui ont abandonné leurs positions pour fuir (avec leurs femmes et enfants) vers le Nord du côté de la province de l’Ituri. Leurs campements ont été détruits par les deux forces et des armes abandonnées par l’ennemi récupérées également. La MONUSCO n’a subi aucune perte en vies humaines ni dégâts matériels, ses troupes sont rentrées à leurs bases respectives à Mavivi le dimanche soir peu avant minuit.
« Vous avez bien, nous sommes sécurisés maintenant ».
Alors que les FARDC poursuivent toujours leurs opérations de ratissage dans la zone, on peut déjà noter que le trafic sur la Route nationale numéro 4 entre Komanda et Beni, fortement perturbé en raison des attaques récurrentes des ADF, est redevenu normal. Les véhicules peuvent désormais circuler librement.
De nombreux habitants qui avaient fui la zone à cause des attaques de ces rebelles (extorsion de produits champêtres, incendies de maisons, tueries de paysans, etc.) commencent aussi à regagner petit à petit leurs milieux, même si les traumatismes et la psychose restent présents dans leurs têtes.
« La paix est revenue dans notre région, vous avez bien fait. Avant, il y avait beaucoup de rebelles des ADF qui ont tué des gens ici à Eringeti et même en dehors, notamment à Samboko, Ketsle… Nous craignions d’aller aux champs, la situation sécuritaire était très mauvaise, et avec les rumeurs, la psychose avait gagné tout le milieu. Ils ont pris en otage plus de 7 personnes ici en l’espace d’une dizaine de jours. Grâce à cette opération, nous avons retrouvé une certaine tranquillité, même si la psychose et la peur nous empêchent toujours d’aller aux champs aussi souvent que nous l’aurions souhaité. Mais nous reconnaissons quand même que nous sommes bien sécurisés aujourd’hui, certes, il nous faut encore vaincre la peur et commencer à aller aux champs, mais la situation sécuritaire s’est beaucoup améliorée ici », déclare Patrick Nsugana, enseignant à Eringeti.
Maintenir la pression.
« Nous allons maintenir la pression sur ces rebelles partout où ils seront, car c’est notre mandat de protéger les civils, aux côtés des FARDC », dit le commandant de la Brigade d’intervention de la MONUSCO, le général malawite Enoch Ntonya. De fait, ces opérations, premières d’une longue série, annoncent d’autres actions conjointes de la MONUSCO et des FARDC et, symbolisent l’engagement de la Mission à soutenir la RDC dans ses efforts de stabilisation de sa partie est à travers la lutte contre les groupes armés.
Photos : MONUSCO/FIB
504444vue(s)