Les jeunes leaders d'Uvira, les acteurs de la Société Civile et les services de sécurité s'engagent dans le processus de la consolidation d'une sécurité durable longtemps recherchée.

NewsHomeMagazine 09-Jun-2023 SECURITE Partager sur: Facebook whatsApp Twitter

503925vue(s)

Le Cadre de Concentration Nationale de la Société Civile "CCNSC-RDC" en collaboration avec le Collectif des mouvements citoyens d'Uvira organisent un dialogue inclusif sécuritaire entre les jeunes leaders d'Uvira, les acteurs de la Société Civile et les services de sécurité.
Au cours de ses assises d'un jour tenues dans la salle de jeunes de Kavimvira en Mairie d'Uvira, en présence d'une grande partie des autorités politicomilitaires et membres de services de sécurité, représentant le Conseil de sécurité de proximité, les délégués de la jeunesse, au sein de leurs organisations respectives et acteurs de la société civile présents à ce rendez-vous, ont les uns après les autres, procédé par l'identification des défis sécuritaires durant le six mois écoulés, une approche qu'ils ont dans leur ensemble jugé capitale et laquelle, selon eux, permettra aux services de sécurité de comprendre une fois de plus, le nœud de problème sécuritaire dans la Ville d'Uvira.
Pour le représentant du Mouvement Citoyen ECCHA-RDC, celui-ci a dénoncé la menace de la sécurité dans les quartiers Kakombe, Kibondwe et Kasenga depuis la suspension de l'activisme de la ronde qu'éffectueaint des jeunes vigiles communément appelés dans le jargon Swahili les "Wazalendo".
Ce dernier a plaidé la réactivation de cet activisme qui, selon lui, suppléait les services de sécurité dans l'exercice quotidien de leur responsabilité dans ces entités de la République Démocratique du Congo .
À en croire monsieur *Moïse HUSENI* du Mouvement Citoyen Filimbi, de sa part, a décrié les tracasseries qui se font par les militaires sur les axes KILIBA, Kawizi ainsi qu'au niveau de la frontière Congolo-burundaise de Gatumba, faisant voir aux autorités présentes que vers le début de la soirée, ces axes cités ci-haut deviennent triangle de la mort.
Le Président du quartier Kagando, *"Jacques MAJALIWA"* pour sa part, a fustigé le relâchement des certains présumés bandits armés par le Commandant Ville d'Uvira, *le Colonel "KAKULE"* après leur arrestation par la jeunesse du quartier Kagando et qui seraient à leur tour revenus le vendredi 02 Juin de l'année en cours pour régler le compte aux paisibles citoyens en hota la vie à un jeune entrepreneur et blessant deux autres qui seraient dans une situation critique.
À en croire le Président du Conseil Local de la Jeunesse du quartier Nyamianda, celui-ci, a montré aux autorités politicomilitaires que cela fait très longtemps que la jeunesse d'Uvira suppléait  les services de sécurité à veiller sur le maintien de la sécurité mais, monsieur *Alexis* dit ne pas connaître par où serait venu l'esprit d'interdiction du mouvement des jeunes vigiles avant de répertorier les cas de vol à mains armées qui deviennent une monnaie courante dans le quartier de sa juridiction, alors que, selon lui, c'est dans cette même entité qu'habitent le Général et une grande partie des hautes personnalités militaires.
Celui-ci a dans la suite avoué au Général EHONZA André UKETI, et à toute l'assemblée que, parfois, les personnes armées, en nouvelle tenue militaire des Fardc, opèrent dans les boutiques et ménages des habitants et rentrent dans leur Camp.
Monsieur *MAJALIWA KANAZI*, Président de la Société Civile Nationale Congolaise d'Uvira a fait savoir que, la jeunesse doit opérer le changement dans leur manière de penser et d'agir. Cet activiste des droits de l'homme a dans la suite interrogé la jeunesse sur comment transformer une mentalité d'antivaleur vers celle de valeur avant de l'inviter à s'engager dans une bataille des hommes pour le bien-être d'Uvira et non dans le n'importe quoi.
*LES PARTICIPANTS PROCÈDENT À  L'ÉTUDE DES CAS SPÉCIFIQUES ET MÉCANISMES ÉVENTUELS DE CONTOURNEMENT DE DIFFÉRENTS DÉFIS RELEVÉS.*
*Le Général EHONZA André UKETI, déniche le secret aux habitants d'Uvira qui a conduit à Kabalo, Kasaï, Lubumbashi,... d'avoir une sécurité durable*
Prenant la parole, le Général *EHONZA André UKETI*, Commandant de douzième brigade des Fardc, a indiqué qu'il n'y a pas développement sans la sécurité et que les services de sécurité avec la population dans leur ensemble, doivent prendre conscience responsable.
Pour lui, la question de sécurité est nationale, ce qui veut dire, qu'elle n'engage non seulement les services de sécurité mais plutôt, c'est l'apanage de tout le monde.
"La sécurité est un travail très dure que nous devons faire. Essayons tous de mettre la houe dans la terre pour que nous puissions atteindre une sécurité longtemps recherchée. Je voudrais à-ce-que, lorsqu'il y a un cas suspect, n'hésitez pas de nous appeler. Dans d'autres parties de la République Démocratique du Congo où j'ai été muté avant d'arriver à Uvira, à Kabalo, Kasaï, Lubumbashi et partout ailleurs, par exemple, s'il s'agit d'un cas d'atteinte à la sécurité dans le milieu, vous allez voir quelqu'un arrive à mon domicile même vers 5heures du matin pour me le dire et d'office le présumé malfrat sera arrêté. Mais, ici à Uvira, certains habitants ont peur de dénoncer les personnes qui constitueraient un danger pour notre sécurité tous par crainte d'être poursuivi. Vous êtes une forte population du fait que, vous êtes soudain. Je vous avoue qu'avec vous, nous aurons à stabiliser la sécurité dans tout Uvira" a-t-il assuré.
Le Colonel, chargé des affaires judiciaires au sein de la Police Nationale Congolaise Uvira, a recommandé le renforcement de confiance entre les services de sécurité et la population avant d'avancer l'insuffisance en effectif ainsi qu'en logistique comme raison majeure qui amènerait les policiers de répondre parfois avec retard, lorsqu'il y a nécessité dans un endroit envahi.

_*Me. François IGILIMA, dénonce les protagonistes de l'insécurité dans la Ville d'Uvira*_
Le Mouvement Citoyen LUCHA/RDC-AFRIQUE, comme acteur impliqué dans la recherche d'une sécurité durable, ayant pris part à ce dialogue inclusif sécuritaire par l'entremise de son Communicateur, a par ailleurs, estimé que l'insécurité grandissante à Uvira trouve sa poche entre trois angles.
D'un côté, les services de sécurité, de l'autre côté, la jeunesse et en dernier lieu, il y a la population subdivisée en différentes branches. Dans cette population, nous avons certains inciviques et autres.
*Me. François IGILIMA*, a proposé des rencontres de routine avec ces trois protagonistes impliqués dans l'insécurité enfin d'espérer à une sécurité durable.
"Donc, le plus souvent avec la jeunesse, il faudrait aussi appelé les notables d'Uvira parceque, se sont des gens respectueux qui peuvent influencés sur la sécurisation d'Uvira et aussi, passer par la capacitation et l'enseignement sur les droits de l'homme et le droit international humanitaire à travers le mêmes services de sécurité" conclut-il.
*LES PARTIES PRENANTES REFORMULENT DES RECOMMANDATIONS DE CONSOLIDATION DE SÉCURITÉ À UVIRA*
À l'issue de cette rencontre, une série des recommandations a été formulée par la jeunesse et acteurs de la société civile.
Pour le Coordonnateur du Mouvement Citoyen "MCLA-UVIRA", a, à son tour, dénoncé la faible participation de la population dans la question liée au processus de consolidation de la sécurité, abus de confiance entre la jeunesse qui accompagne les services de sécurité à bien mener leur travail de routine.
Monsieur *MAFIKIRI MASHIMANGO*, Coordonnateur adjoint de la Nouvelle Société Civile Congolaise axe Sud du Sud-Kivu, dans son intervention, a au départ démontré aux parties prenantes, que la RDC, n'a qu'une seule armée qui est les Fardc et qu'ils ont toutes l'obligation de collaborer avec elle. "Nous nous sommes dit que, pour avoir la sécurité dans la ville d'Uvira, il faudra que les services de sécurité puissent encore fournir d'autres efforts à travers des descentes sur terrain pour des rencontres avec les habitants de différents quartiers en vue d'échanger avec eux sur les pistes de solutions pour éradiquer ce fléau qui menace la sécurité dans cette partie de notre Province du Sud-Kivu".
Pour monsieur *TUMAINI MAYANI Robert*, respectivement Président du Conseil d'Administration de Cadre des Visionnaires de Développement RDC, a parlé de la passivité dans le processus sécuritaire et que la responsabilité en ce qui concerne la question sécuritaire est partagée.
"Ces assises ont été pour identifier les problèmes qui nous agacent jour les jours à Uvira. Notamment, les problèmes sécuritaires, parceque, nous enregistrons ces derniers temps beaucoup de cas de morts, de vols voir même des problèmes environnementaux. C'est pourquoi dans mon intervention, j'ai parlé de l'amour patriotique parceque, Uvira c'est notre identité et nous devons en être fier. Nous sommes toujours fiers lorsqu'on nous appels congolais. C'est pourquoi, nous devons tout faire pour chercher à réponde à tous les problèmes sécuritaires qui ont été identifiés et de trouver des solutions adéquates et permanentes pour que, Uvira soit vivable, soit aussi une terre capable d'attirer les investisseurs. J'ai aussi parlé de la passivité dans le processus sécuritaire, où le problème de la sécurité, pour les uns, estiment qu'il appartient à un certain groupe. La responsabilite sécuritaire est partagée, est pour la population tout comme pour les services de sécurité"a-t-il martelé.
*La Mission Onusienne, déterminée à appuyer la consolidation du processus sécuritaire dans la Ville d'Uvira*
Le bureau des affaires civiles de la Monusco Uvira, comme partie prenante dans cette messe, représenté par madame _*SANDA*_ a réitéré les voeux de nouvellement de confiance entre les différents acteurs impliqués dans la consolidation du processus d'une sécurité durable dans la Ville d'Uvira.
Pour terminer, la déléguée des affaires civiles de la Monusco a rassuré la détermination d'appui de la Mission Onusienne dans toutes les initiatives entreprises pour la pacification et la sécurité de toute la République.
(Crédit photo et reportage de Olivier RAMAZANI Alvin)
La rédaction

Article similaire

Poste populaire