le Mouvement Citoyen Filimbi, dénonce la tracasserie récurrente à la frontière de Gatumba, d'une somme de 1000 à 2000Fc vers le début de la soirée, par les agents de garde.

NewsHomeMagazine 09-Jun-2023 ÉCONOMIE Partager sur: Facebook whatsApp Twitter

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La tracasserie devient de plus en plus récurrente au niveau de la frontière de Gatumba, séparant la République Démocratique du Congo et la République du Burundi.

Depuis un certain temps, à partir de 17h50 et 18h00, heures prévues pour la fermeture de cette frontière CongoloBurundaise, les usagers ayant traîné de part et d'autre pour des raisons de remplissage de formalités et autres, subissent des graves tracasseries et deviennent des vaches laitières pour les agents commis à la garde (les éléments de la PNC ainsi que des Fardc).

À en croire monsieur Moïse HUSENI du Mouvement Citoyen Filimbi, qui s'est exprimé ce Jeudi 08 Juin à la sortie d'un dialogue inclusif sécuritaire, organisé par le Cadre de Concentration Nationale de la Société Civile "CCNSC-RDC" en collaboration avec le Collectif des mouvements citoyens d'Uvira, à l'intention des jeunes leaders d'Uvira, acteurs de la Société Civile et des services de sécurité, cet activiste des droits de l'homme a tiré la sonnette d'alarme sur la tracasserie qui se visse ces derniers jours à la frontière de Gatumba et qui met en mal les paisibles trafiquants.

"Il y a une fouille systématique hors norme aux personnes qui quittent le Congo pour traverser le Burundi, alors que, ceux qui quittent le Burundi ne sont pas soumis à cette fouille qui prend des ailes par la police de frontière. Pendant les heures tardives, si vous quittez Burundi pour la RDC, surtout, nous savons que, pour le moment, la frontière est fermée à 18heures, mais, si vous y arrivez à 17h45, les militaires et les agents de la Direction Générale des Migrations qui sont commis à la frontière, rançonnent des personnes d'une somme de 1000Fc et 2000Fc".

Ce dernier dans la suite de son intervention, a alerté les services de sécurité présents dans ces assises sur les risques que constituerait cette rançon sur la traversée des étrangers et infiltrés sans pièce et qui peuvent profités de traverser notre la frontière, du côté de la RDC, juste parce qu'ils ont payé cet argent".

D'un autre oeil, les petits trafiquants transfrontaliers Burundais comme Congolais rencontrés ce vendredi 09 Juin 2023 à la dite frontière, côté congolais, vers le début de la soirée, ces derniers ont confirmé auprès de votre reporter que cela fait maintenant près de trois mois qu'ils sont en train de subir une tracasserie obligatoire qui ne dit pas son nom et qui est orchestrée par les militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo ainsi que les agents de la Police de frontière commis à la garde.

Les petites commerçantes de ces deux Pays frontaliers, couvertes d'anonymat, ont de leur part, décrié cette mauvaise pratique qui, selon elles, affectent déjà négativement leur petit capital.

"C'est depuis un moment que nous sommes en train d'être victime d'une tracasserie orchestrée par les militaires et des policiers qui gardent la frontière du côté de la RDC. 

Chaque fois, lorsqu'il sonne 17h50, ces agents de l'ordre nous rançonnent d'une somme estimée entre Milles et Deux Milles Francs congolais alors que, nous avons tous les documents nécessaires exigés pour traverser. Ils disent que nous arrivons après les heures réglementées à la fermeture de la frontière".

Ces mêmes sources, ont laissé entendre que cette pratique s'observe même du côté du Burundi où, depuis la suspension de frais destiné à la taxe COVID-19, (une somme en valeur de Cinq dollars américains) par le Gouvernement Burundais à travers l'Office Burundais des Recettes "OBR" en sigle, la Police Nationale Burundaise affectée dans le guichet de Visa, exige un montant de 5000Francs Burundais à tout celui qui s'impatiente de supporter la lenteur qu'elle occasionne enfin de maximiser une somme importante illégalement perçue et méconnue par l'Office Burundais des Recettes "OBR" en sigle.

(Reportage : Olivier RAMAZANI Alvin)

La rédaction 

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