Innovation du Code de la famille, Nathalie Vumilia NAKABANDA appelle les autorités à sensibiliser sur l'égalité des droits entre l'homme et la femme.

NewsHomeMagazine 13-Nov-2024 Société Partager sur: Facebook whatsApp Twitter

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Le Professeur Nathalie Vumilia NAKABANDA a, dans une interview exclusive accordée à la rédaction de newshomemagazine.net de ce mardi 12 Novembre 2024, appelé les autorités politico-administratives et coutumières de la République Démocratique du Congo à s'impliquer davantage dans la sensibilisation sur la promotion de l'égalité des droits entre l'homme et la femmes, telle que selon elle, soutenue par les articles 11, 12, 13, 14 et 15 de la constitution congolaise.

Elle l'a lancé au sortir d'un atelier de deux jours qu'elle a animé sur le renforcement des capacités des membres des structures communautaires des femmes et jeunes filles sur les innovations du Code de la famille : lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG), promotion du Genre et autonomisation de la femme et de la jeune fille, organisé par l'ONG Cordaid en consortium avec la Dynamique des Femmes Juristes (DFJ) avec l'appui financier du Ministère Européen des Affaires Étrangères.

« Le Code de la famille congolais a été modifié et complété le 15 Mars 2016. Il était important que nous puissions porter à la connaissance du public congolais quel était le contenu de ces innovations, qu'est-ce qui a changé et qu'est-ce qui a évolué par rapport à l'ancien Code de 1987, ceci dans le but de lutter contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) dans notre milieu. Dans notre contrée, il persiste l'application et le recours aux coutumes contraires à la loi. Je ne voudrais pas les qualifier des coutumes rétrogrades mais, se sont des coutumes en violation de la loi qui perpétuent. Notamment la Violence Basée sur le Genre comme celle qui exclut la femme de la succession en cas du décès du Père. Comme celle-là qui va perpétuer la pratique du Lévirat et du Sororat. Ce qu'on appelle couramment dans le swahili "Kupyana". Ce sont des pratiques qui considèrent notamment que la femme n'a pas des droits. Une négation des droits aux femmes.» a laissé entendre madame Nathalie Vumilia NAKABANDA, Professeur d'Universités de Droit Privé et consultante en Genre, VBG.

« Je crois que les autorités politico-administratives et coutumières, devraient travailler sur la sensibilisation de ne plus continuer à faire application de toutes ces coutumes là d'autant plus également que nous avons des lois qui privilégient la promotion de l'égalité des droits. Notamment les articles 11, 12, 13, 14 et 15 de la constitution congolaise et tant d'autres instruments qui ont été ratifiés par la RDC. Je crois qu'il est temps que l'effectivité prenne place sur toutes ces pratiques culturelles là.» a insisté Nathalie Vumilia NAKABANDA.

Par Olivier RAMAZANI Alvin 

La rédaction

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