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Dans un contexte politique tendu, l'opposition en République Démocratique du Congo (RDC) s'insurge contre les intentions présumées du président Félix Tshisekedi de modifier la Constitution. Selon ses détracteurs, cette manœuvre viserait à prolonger son mandat illégalement et à briguer un troisième mandat, en violation des articles 70 et 220 de la Constitution, qui limitent le nombre de mandats présidentiels à deux et interdisent toute révision constitutionnelle sur ce sujet.
« Au lieu de défendre l'intégrité territoriale de la RDC et de s'attaquer aux véritables problèmes du pays, Monsieur Tshisekedi cherche à changer la Constitution pour s’éterniser au pouvoir », ont déclaré les leaders de l'opposition. Ils estiment que l'absence d'un mécanisme prévu pour modifier la Constitution constitue un véritable coup d'État, exposant le président à des poursuites judiciaires pour haute trahison, comme le stipule l'article 165 de la Constitution.
Appelant à une mobilisation nationale, l'opposition s'appuie sur l'article 64 de la Constitution, exhortant le peuple congolais à se lever « comme un seul homme » contre ce qu'ils qualifient de plan diabolique visant à compromettre l'unité du pays et à favoriser sa balkanisation.
Ce passage présente une série de déclarations de l'opposition en République Démocratique du Congo (RDC) qui répondent aux affirmations du président Félix Tshisekedi concernant la Constitution et la situation du pays. Voici un résumé des principaux points soulevés par l'opposition :
1. Origine de la Constitution : L'opposition affirme que la Constitution du 18 février 2006 a été rédigée par des Congolais à Kisangani et adoptée par référendum, réfutant les allégations selon lesquelles elle serait imposée par des étrangers.
2. Article 217 : Ils contestent l'affirmation selon laquelle cet article serait responsable de l'occupation des terres par des étrangers, rappelant que la cession de territoire nécessite l'accord du peuple congolais.
3. Amélioration des conditions sociales : L'opposition souligne que rien dans la Constitution n'empêche le président d'améliorer les conditions de vie des Congolais, notamment en matière de rémunération, d'accès à l'eau potable, à l'électricité et aux soins de santé.
4. Corruption et répression : Ils déplorent la corruption institutionnalisée, la répression de l'opposition, les violations des droits humains et les détentions arbitraires, citant des exemples spécifiques d'opposants et de journalistes persécutés.
5. Contexte de crise : L'opposition met en lumière la grave crise sécuritaire et humanitaire à laquelle la RDC est confrontée, notamment en raison des conflits armés et de l'ingérence étrangère, tout en mentionnant le nombre élevé de déplacés internes.
6. Changement de Constitution : Ils considèrent que l'initiative de modifier la Constitution est injustifiée et constitue une menace pour la cohésion nationale, qualifiant cela de haute trahison.
Des manifestations citoyennes sont déjà prévues à travers tout le pays ainsi que dans la diaspora dans les jours à venir, avec pour objectif de défendre la Constitution et de barrer la route aux ambitions politiques du président Tshisekedi. Dans ce climat d'incertitude, l'avenir politique de la RDC semble plus que jamais en jeu.
Ces déclarations illustrent une opposition ferme face aux politiques du gouvernement actuel et soulignent les enjeux cruciaux auxquels fait face le pays en matière de gouvernance, de sécurité et de droits humains.
La rédaction
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