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Uvira, 08 Décembre 2024(newshomemagazine.net)- Le rassemblement politique de l'opposition, fédération d'Uvira poursuit sa traditionnelle campagne de sensibilisation de la population sur la lutte contre le changement de la constitution, a constaté newshomemagazine.net.
Il s'agit de leaders locaux de Ensemble pour la République de Moïse Katumbi Chapwe, candidat à la présidentielle de décembre dernier, de l'ECIDé de Martin Fayulu, du Front Commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, président de la République honoraire et du LGD de l'ancien premier ministre Augustin Matata Ponyo, qui ont été présents ce dimanche au rassemblement des citoyens congolais dit "Ligala" de Kalimabenge en Mairie d'Uvira au Sud-kivu pour édifier leurs compatriotes sur le contenu de cette loi suprême et les conséquences qu'ils parcourront une fois la changer.
Dans un débat public houleux, Guillain Kikwire, fédéral de Ensemble pour la République, éclaire l'opinion sur l'importance de ces assises.
« Nous ne voulons plus tomber dans le piège comme celui de 2006, où l'on nous disait si nous votons oui donc, nous votons pour la Paix et si nous votons non donc, nous votons pour la guerre. Heureusement, c'était pour une bonne constitution.» a indiqué Guillain Kikwire.
Pour sa part, Me. Musoma Jacques, porte-parole de cette machine politique chère au chairman Moïse Katumbi, justifie le pourquoi de l'opposition dans son ensemble de ne pas soutenir le changement ou révision de la constitution.
« TSHISEKEDI veut changer la constitution par défi parce-que les congolais ne sont pas derrière son initiative. La constitution n'a pas empêché TSHISEKEDI de finir la guerre de l'Est de la RDC, de construire les routes, de payer les enseignants, militaires et autres agents de fonction publique et d'améliorer le social des congolais. Il veut changer l'article 220 de la constitution pour qu'il continue à diriger pour ses intérêts personnels.».
Sadi Katolo, coordonnateur urbain du FCC de son côté, parle des préalables qu'exige cette loi fondamentale avant son changement.
« Notre constitution se protège elle-même. Elle soumet des préalables à toute personne ou groupe des personnes qui tenteraient de la changer soit de la modifier. On ne peut pas changer la constitution alors que la souveraineté nationale de notre Pays n'est pas totalement protégée,...».
Sur place, l'épineuse question sur le changement constitutionnel semble diviser les uvirois de ce Ligala en deux parties. Les uns, sont pour le changement tandis que les autres disent catégoriquement non afin d'éviter les pures pour toute la République.
Par Olivier RAMAZANI Alvin
La rédaction ✍️
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