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Le député national, Justin Bitakwira Bihona hayi, s'est prononcé samedi 11 janvier dans un meeting populaire de rédévabilité au sujet de la révision ou du changement de la constitution. Cette question est à la base du clivage entre le pouvoir, l'opposition politique, les confessions religieuses et les organisations de la société civile en RDC.
Justin Bitakwira reste, quant à lui, disponible d'accompagner toute réforme constitutionnelle qui se fera à l'avantage du souverain primaire (peuple congolais). Il estime qu'il est plutôt temps pour le Chef de l'État, Félix Antoine TSHISEKEDI de s'écarter de tous les flatteurs, lesquels selon lui, mettent les sentiments avant la raison.
« je voudrais que le président s'écarte de tous les flatteurs. Les gens qui mettent les sentiments avant la raison.» a déclaré Justin Bitakwira dans une interview avec la presse locale.
Concernant sa position sur tout éventuel changement ou révision de la constitution, l'élu de la circonscription électorale du territoire d'Uvira dit mettre un avis de réserve sur cette initiative jusqu'à ce qu'il sache le modèle que le président de la République compte imprimer (choisir) dans l'histoire du monde et qu'il a mis devant lui des images de deux modèles distinctes. Notamment, le modèle d'une image heureuse et l'autre d'une image malheureuse. À lui (Félix Antoine TSHISEKEDI) seul de choisir.
« J'encourage le président TSHISEKEDI de nous désigner un modèle heureux, positif qui marque l'histoire et dont la sortie également du pouvoir a été heureuse. Dans l'histoire, chacun des opérateurs politiques choisit son modèle. Quelqu'un peut choisir le modèle de l'ancien président Burkinabè, Blaise Compaoré par exemple mais, il doit savoir comment celui-là a géré le Bourkinafaso et comment il est parti. Tu peux choisir le modèle du président Alibongo et savoir comment il a géré le Gabon et comment il est parti.» ajoute-t-il.
Pour étayer sa thèse, cet ancien ministre du développement rural a renchérit: « je voudrais mettre le président devant sa responsabilité, conscience et devant Dieu. Quand il parle du changement de la constitution, qu'il nous dise le modèle qu'il veut nous proposer. Si c'est un bon modèle on l'accompagne et si c'est un mauvais modèle non.».
Et, face à la volonté ouvertement exprimée du régime en place de réviser ou de changer de la constitution, le rassemblement de l'opposition, lui, promet de faire barrage à cette initiative qu’elle soupçonne de vouloir permettre à Félix Tshisekedi de régner sans limite du nombre de mandats au pouvoir. L'oposition sous l'initiative de la plateforme politique dénommée "Lamuka" à laquelle appartient Martin Fayulu, a entamé une contre-campagne de cette initiative, dénommée “changeons Félix Tshisekedi et pas la constitution”. Mais pendant ce temps, l'UDPS, parti présidentiel mène déjà, dans certains coins du Pays, la campagne pour le changement de la constitution.
Par Olivier RAMAZANI Alvin
La rédaction
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