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La situation sécuritaire dans la Ville et territoire d'Uvira au Sud-kivu dans l'Est de la République Démocratique du Congo devient de plus en plus précaire. Quelques heures après la chute des localités de Kalehe, Kavumu,... dans le Sud-kivu par les rebelles du M23, soutenus par l'unité spéciale de l'armée rwandaise il s'est fait observer une panique généralisée dans le chef des habitants d'Uvira et de ceux ayant fui la guerre dans les Villes de Goma et Bukavu.
Considéré comme dernier verrou stratégique par l'armée loyaliste pour contre l'avancée rebelle du Mouvement du 23 Mars, ce deuxième chef-lieu de la Province, enregistre depuis la soirée du vendredi la présence condensée de nouveaux éléments de Forces Armées de la RDC sur son sol, en provenance de Bukavu, selon des sources concordantes anonymes. D'après ces mêmes sources, plusieurs officiers et militaires des Fardc, déployés depuis plusieurs semaines sur les différentes lignes de front, refusent de combattre face à l'ennemi. La défaite efficace du territoire national serait donc compromise d'autant qu'il existerait un déficit de confiance entre les militaires d'un côté et le régime TSHISEKEDI d'un autre côté. Avertis par le mouvement des pillages commis par des inciviques dans certaines agglomérations déjà prises par le mouvement rebelle, les opérateurs économiques de la région d'Uvira ont, depuis la matinée de ce samedi 15 février, vidé leurs boutiques, dépôts et magasins afin de s'épargner contre le pur en cas de la conquête d'Uvira. La circulation de transport en commun est restée timide, les marchés sont restés fermés. Un sac de braise qui se vendait depuis hier à 35.000Fc se discute maintenant à 45 voir 50.000Fc. Même situation pour d'autres produits de première nécessité. Seuls, certains éléments de l'armée loyaliste et les résistants wazalendo, sont visibles dans les rues. Des tirs, nourris en armes lourdes et légères se sont fait entendre dans cet après-midi pendant près d'une heure dans le centre Ville et autres avenues surplombant la Ville. Aucune communication faite jusque-là par le porte-parole de l'armée dans la région sur les causes de ces échanges des tirs.
La rédaction
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