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Les activités portuaires se déroulent comme à l'accoutumée au port public de Kalundu en Mairie d'Uvira au Sud-kivu contrairement aux rumeurs faisant croire que cette société de transport multimodal reste fermée depuis la période de panique généralisée, orchestrée par l'avancée des troupes de l'AFC/M23 après la conquête de la Bukavu. Ce mardi 04 Mars, le reporter de newshomemagazine.net a fait un tour dans les enceintes de cette société. Sur place, l'on constate une destruction méchante et pillage systématique des des biens et matériels se trouvant dans les installations portuaires. Dans le grand bâtiment de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC), construit par le Gouvernement hollandais sur financement à la hauteur de trois millions de dollars à travers l'entreprise Trade Mark, des vitres ont été cassées avec des traces de balles partout. Plusieurs autres matériels des bureaux vandalisés par des militaires incontrôlés des Forces Armées de la RDC. Isumbelo Salumu wistan, chef de port et président de l'ordre opérationnel de la SNCC-Uvira, rassure les tenanciers des bateaux et boats et toute la population d'Uvira que rien n'est plus à craindre. Celui-ci affirme que: "le port public de Kalundu reste opérationnel. Les bateaux et boats étaient contraints de suspendre leur mouvement sur le Lac Tanganyika sur volonté de leurs armateurs par peur d'être vandalisés. Les bateaux de transport des marchandises et de passagers notamment, yatoka kwa mungu, maman Alphonsine, la Grâce et El-shadai, exercent déjà leur mouvement habituel". Isumbelo Salumu, a par ailleurs affirmé que cette situation a causé un manque à gagner au trésor public, car, selon lui :« sans citer d’autres services d’assiettes, dans toute taxe de la Société nationale des chemins de fer congolais (SNCC), il y a 16% de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), qui revient à la caisse publique.»
Pour Isumbelo, le port public de Kalundu est une société de transport multimodale qui ouvre la partie orientale de la République Démocratique du Congo au monde extérieur avec une connexion directe avec la Tanzanie, la Zambie et le Burundi. Jusqu'à la preuve du contraire, plusieurs bureaux administratifs sont encore fermés. Les autorités portuaires signalent l'absence des services de sécurité.
Par Olivier RAMAZANI Alvin
La rédaction
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