Uvira : des familles à bout de souffle face à la montée intempestive des eaux du Lac Tanganyika qui persiste.

NewsHomeMagazine 26-Apr-2025 Société Partager sur: Facebook whatsApp Twitter

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Le Sud-kivu et l'une des Provinces de la République Démocratique du Congo les plus exposés aux effets du changement climatique avec comme conséquence une augmentation de l’ampleur des catastrophes naturelles qui y surviennent. Le Sud-kivu, fait aussi partie des provinces les moins préparées à répondre aux conséquences du changement climatique. Les chocs qui découlent de ces conséquences, s’associent aux différents facteurs socio-économiques et exacerbent les vulnérabilités et les divers défis structurels. Cette situation impacte la capacité des groupes de populations les plus vulnérables à se relever, à faire face aux nouveaux chocs et à maintenir leur résilience.

Plusieurs rapports révèlent que depuis le mois d'octobre 2023, un épisode du phénomène climatique « El Niño combiné à un dipôle positif de l'océan Indien (IOD) », a provoqué des inondations dans toute l'Afrique de l'Est, y compris en République Démocratique du Congo.

Dès lors, des milliers de personnes d'Uvira restent désespérément affectées par les catastrophes naturelles sans aucun saint se vouer.

Dumbo Gaston, âgé de 45 ans et père de 15 enfants, raconte désespérément la vie qu'il mène avec sa famille depuis la montée des eaux du Lac Tanganyika.

« Les eaux du Lac Tanganyika menacent gravement la population. Nos maisons et parcelles sont emportées. Nous passons la nuit tantôt dans les eaux tantôt à la belle étoile. », raconte Dumbo Gaston, habitant de l'avenue Idjwi, quartier Rombe 2.

Dans des quartiers comme Rombe 2, les habitants, déjà éprouvés par les conditions économiques difficiles, vivent au rythme d’une montée des eaux persistante et qui ne cesse de s’aggraver. Une situation insoutenable qui pèse lourdement sur les ménages. « On est obligé de choisir soit, entre vivre dans l'eau ou soit, vivre à la belle étoile », confie Neema Hussein Amisi, mère de famille croisée sur place.

Face à cette crise, les victimes appellent à des solutions durables. « c'est la deuxième fois que ces eaux remontent. L'année prochaine, elles (eaux) avaient encore monté. Elles ont commencé à monter depuis le mois de février de l'année 2025 jusqu'à présent. Nous sommes sur la huitième parcelle allant vers le Lac Tanganyika mais les eaux nous envahissent toujours. Nous demandons aux autorités de chercher comment nous de localiser vers un autre endroit plus vivable que celui-ci. », plaide Julienne Kazingufu.

Par Olivier RAMAZANI Alvin 

La rédaction

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