Célébration de la Journée Internationale de la Presse à Uvira, le doyen Léon Bollène regrette de voir les problèmes vécus par la presse dans le passé soient les mêmes dans le présent.

NewsHomeMagazine 04-May-2025 Société Partager sur: Facebook whatsApp Twitter

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Le 03 Mai de chaque année, le monde entier célèbre la journée Internationale de la liberté de la Presse. À Uvira au Sud-kivu dans la partie Est de la République Démocratique du Congo, cette journée a été commémorée sous forme d'un dialogue social, organisé par l'Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) sous section d'Uvira-Fizi en partenariat avec le ministère provincial de la communication et médias et l'ONG la Benevolencja sous le thème :« la lutte contre les fausses nouvelles et message de haine en période des conflits au Sud-kivu.».

En cette occasion, Léon Bollène Mukusamo, superviseur chargé de rédaction à la Synergie des Médias pour l'Union des Forces (SYMUF-maison de la presse) a trouvé opportun de partager son expérience vécue dans le paysage médiatique dans les années 1970 avec les journalistes de la nouvelle génération.

« Quand nous avons commencé le journalisme, nous étions très peu nombreux et nous avons appris le journalisme sur le tas. C'est-à-dire, nous n'étions pas des professionnels. On a même commis des erreurs sur la liberté de la presse. Aujourd'hui, ceux qui sont là, ont la chance de bénéficier de plusieurs formations de remise à niveau. Donc, il est possible pour eux de bien gérer cette liberté de la presse malheureusement, il se pose toujours des problèmes par le fait que ce n'est pas parce qu'ils ont acquis des connaissances qu'ils sont informés sur cette liberté. » regrette Léon Bollène Mukusamo, superviseur chargé de la rédaction à la SYMUF.

Léon Bollène, espère à une liberté de la presse effective à condition que les journalistes fournissent beaucoup d'efforts dans l'exercice de leur profession. 

Actuellement, il y a des journalistes mais, parmi eux, il y a des moutons noirs. Le grand problème que nous avons actuellement, ajoute-t-il, ce qu'il y a prolifération des médias mais, ces médias ne payent pas les journalistes. 

« C'est un facteur qui vient perturber un peu le travail du journaliste même celui de la liberté de la presse. Donc, par le passé comme aujourd'hui, il y a toujours eu des problèmes.»

Au cours de cet échange, cet ancien journaliste a saisi ce moment crucial pour encourager la nouvelle génération dans la presse qui tient encore fort malgré les vents et marées. 

« Nous devons tout faire pour arriver à cet objectif là qui n'est autre que celui de donner une bonne information qui contribue à la construction d'une société stable et cohérente.» 

Aujourd'hui, poursuit-il, avec la nouvelle technologie, tout le monde est devenu journaliste au point que le journaliste qui exerce bien sa profession est quelque peu oublié et n'importe qui peut donner l'information. On croit et on diffuse. C'est en ce moment-ci qu'il faut vraiment confirmer son professionnalisme. L'information est devenue presque anarchique. Quand tout le monde prétend être journaliste alors qu'il n'en est rien c'est vraiment compliqué. Dans cette situation qui n'est pas favorable, nous journalistes qui avons choisi ce métier depuis longtemps, continuons à travailler. Je crois qu'un jour, la société reconnaîtra notre travail si nous le faisons comme il faut.

Par Olivier RAMAZANI Alvin 

La rédaction

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