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Une cacophonie qui ne dit pas son nom, règne depuis un temps dans le chef des Forces Armées de la République Démocratique du Congo et de leurs alliés, résistants wazalendo à Uvira au Sud-kivu à l'Est de la RDC. Cette cacophonie dont certains volontaires pour la défense de la patrie, attribuent à une « crise de confiance » face à ce qu’ils considèrent comme une passivité de l’armée congolaise dans la guerre contre le M23 d'une part et de manque de « communication renforcée » d'autre part, pousse ces deux alliés à se tourner le fusil presque chaque fois alors qu'ils sont censés conjuguer les efforts ensemble pour bouter l'ennemi hors d'état de nuire.
Dans un post parvenu ce 08 Mai 2025 à notre rédaction, les activistes pro démocrates réunis au sein du Mouvement Citoyen Machozi ya Raïya (MCMR) affirment avoir alerté à plusieurs reprises les autorités locales sur ce qu'ils qualifient de « dispute et mésentente » entre ces deux parties mais sans succès. Chose que, les autorités, réfutent en bloc. Selon elles aucun accrochage n'a déjà eu lieu entre les Fardc et les résistants wazalendo plutôt que des petites incompréhensions qui nécessitent un recadrage.
Depuis maintenant trois semaines, poursuivent ces activistes, les habitants d'Uvira, passent tantôt des jours tantôt des nuits dans un théâtre de crépitement des balles. Cette situation qui se produit sous le regard impuissant des autorités compétentes, ajoute notre source, engendre la panique et la psychose au sein de la population.
Quelles sont les réelles motivations derrière ces incompréhensions récurrentes ? Les versions divergent. Certains acteurs locaux pointent des désaccords sur la répartition des zones d’opération, tandis que d’autres évoquent la rivalité autour du contrôle des positions stratégiques, postes de sécurité et points élevés serait au cœur des tensions.
Pour M. Dunia Amisi Anwema, coordonnateur national du MCMR, les premières victimes sont les civils qui parfois, sont touchés par des balles perdues. Certains parents ont du mal à envoyer leurs enfants à l'école, d'autres peinent à vaquer librement à leurs occupations par peur de ce qui se passe.
« Face à cette tragédie persistante, nous accordons un ultimatum de sept jours aux autorités compétentes pour qu'elles mettent fin aux conflits entre les Fardc et les résistants wazalendo. Si la situation perdure, nous prendrons nos responsabilités et nous allons sensibiliser la population à rester chez elle jusqu'à ce qu'une solution durable soit retrouvée. » peut-on lire dans la suite de ce post.
Cette recrudescence de violence interroge sur la cohésion des forces pro-gouvernementales dans l’Est congolais. Alors que le M23 progresse dans d’autres zones, ces divisions internes pourraient fragiliser le front commun contre les groupes armés. En l’absence de médiation visible, beaucoup s’interrogent :« jusqu’où iront ces accrochages fratricides ? ».
La rédaction
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