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Les activités socio-économiques, peinent à reprendre leur rythme normal dans la Ville d'Uvira (Sud-kivu), après près d'une semaine de paralysie due aux journées « ville morte » décrétées d'une part par les acteurs de la société civile et les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) d'autre part.
Cette situation occasionne une montée en flèche des prix des produits de première nécessité sur les marchés locaux. C’est la conséquence directe de cinq jours de manifestations successives dans cette région du Sud-Kivu.
Dans un dialogue des « responsabilités » organisé sous l'égide de la Mairie d'Uvira dans l'avant-midi de ce vendredi 05 septembre 2025, auquel ont pris part les membres du conseil local de sécurité, acteurs de la société civile et leaders d'opinion, responsables des wazalendo, membres des confessions religieuses et leaders communautaires, Kifara Kapenda Kyk'y, Maire d'Uvira à l'intérim a décrié les conditions socio-économiques auxquelles sont imposées ses habitants depuis maintenant cinq jours, à dater du mardi dernier. Selon lui, cette situation misérable est la conséquence gravissime d'un confinement imposé aux populations d'Uvira de suite à une décision venue de quelque part.
« La grave conséquence de cette manifestation est que chacun parmi nous le subit de façon. Imaginez-vous, je suis un Maire de la Ville mais, si je vous présente la nourriture que j'ai mangé aujourd'hui matin, vous serez étonné parce que dans ma maison, il n'y avait plus encore de nourriture. » a indiqué Kifara Kapenda Kyk'y, Maire d'Uvira par intérim, en réponse aux organisateurs des journées ville morte de suite aux conséquences qu'elles dégénèrent déjà dans la population. À l'autorité urbaine de s'interroger :« même si on avait de l'argent par où on ira se procurer à manger alors que les gens sont contraints de rester à leurs domiciles. »?
Et de poursuivre :« Si moi, le Maire je peux être dans une situation comme celle-ci ce que parmi mes administrés, il y a de ces gens-là qui, pendant ces cinq jours, bien qu'ils peuvent être d'accord avec les organisateurs de cette action citoyenne mais, ils sont en train de souffrir sur une décision qui est venue de quelque part. »
Kifara Kapenda Kyk'y, appelle par la suite les organisateurs de ces actions citoyennes à faire également les conditions socio-économiques de leurs compatriotes une priorité de leurs revendications.
« Nous ne vous refusons pas de manifester. Mais, nous déplorons le fait pour vous de ne pas respecter une certaine hiérarchie. » a-t-il déploré.
Ces turbulences d'ordre sécuritaire dans la Ville d'Uvira, rendent inaccessibles d'autres territoires sous contrôle du gouvernement congolais notamment, celui d'Uvira et de Fizi ainsi que les zones agricoles alors que Uvira dépend d'une économie extravertie et la grande partie de sa population vit pratiquement des activités champêtres.
C'est depuis mardi 02 septembre que la société civile et les Wazalendo ont décrété des journées "ville morte" sur toute l'étendue de la Ville d'Uvira en titre de protestation contre le retour du Général Olivier Gasita, commandant chargé des opérations et du renseignement dans cette partie du Pays. Ce qui plonge Uvira dans un gouffre économique. Mais les habitants décident de regarder vers l’avenir.
Par Olivier RAMAZANI Alvin
La rédaction
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