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Après trois mois de vacances parlementaires, les députés provinciaux élus du Sud-kivu à l'Est de la République Démocratique du Congo ont repris le chemin de l’hémicycle depuis mardi 30 septembre 2025. Quelques députés restent déjà dans la ligne constitutionnelle au parlement. C’est le cas de l'honorable Amani Katembera Didier, élu de la ville de Bukavu au Sud-kivu.
Il a déposé Jeudi 02 septembre de l'année en cours son rapport des vacances parlementaires suivant les prescrits de l’article 197 de la constitution de la République Démocratique du Congo et des obligations qui en découlent, notamment celles de l’article 127 du Reglement intérieur de l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu. Son rapport est enrichi par plusieurs questions. Il évoque notamment les aspects sécuritaires, socio-économiques, politiques, sanitaires et socioculturels de sa circonscription électorale de Bukavu et du Sud-kivu en général.
Très actif dans l'hémicycle, Amani Katembera Didier a, dans ce rapport, alerté les autorités provinciales sur la situation socio-humanitaire que traversent ses électeurs de la Ville de Bukavu, laquelle selon lui, orchestrée de part et d'autre par l'occupation des troupes de l'AFC/M23, la fermeture des banques ainsi que des catastrophes naturelles en répétition.
« Vous avez suivi avec moi qu'il y a plusieurs maisons, à peu près 2000 qui ont pris feu entre les mois de juillet à septembre 2025. D'autres, ont été emportées par des pluies dévastatrices, une situation qui a causé la perte des vies humaines. » fustige Amani Katembera Didier, élu de la Ville de Bukavu dans son rapport des vacances parlementaires de septembre 2025.
Dans ce document, Didier Katembera met en exergue un tableau lugubre de la situation sécuritaire en province du Sud-kivu et particulièrement dans sa ville électorale. À haute voix, il recommande le renforcement de l’autorité de l’Etat par l’amélioration de la gouvernance politique et sécuritaire et surtout la mise en place d'un projet humanitaire d'urgence pour la prise en charge des personnes victimes des catastrophes naturelles dans la Ville de Bukavu.
« Il y a autant des questions qui ont été considérées dans mon rapport et des solutions idoines y ont été proposées. Par lesquelles, l'identification d'abord des victimes et de leurs besoins. S'il faut contacter les partenaires internationaux pour qu'ils leur reviennent en aide, il faudra le faire et j'en ai proposé ici.» a-t-il renchérit.
Par Olivier RAMAZANI Alvin
La rédaction
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