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Le mouvement politico-militaire AFC/M23 a plaidé, dimanche 14 décembre, pour l’ouverture d’un corridor humanitaire en faveur des burundais encore présents sur le sol congolais après la prise de cette région par l'armée révolutionnaire. Il s'agit des centaines des burundaises et burundais parmi lesquels, l'on note des petits commerçants, manutentionnaires, cyclistes, motards, domestiques et autres, exerçant leurs professions quotidiennes dans la ville d'Uvira et qui y sont restés après la fermeture de la frontière burundo-congolaise de Kavimvira, côté burundais par les autorités du burundi.
Ces compatriotes selon, Lawrence Kanyuka, respectivement porte-parole politique de l'AFC/M23, voudraient rentrer dans leur Pays afin de préparer les festivités de fin d'année avec leurs familles mais, la frontière était déjà fermée pour eux par les autorités de leur Pays.
« Nos compatriotes africains de la République du Burundi, exerçant leurs professions journalières chez nous au Congo, voudraient rentrer chez eux pour célébrer les fêtes de fin d'année avec leurs familles mais également s'occuper d'autres choses, ils sont venus ici à la frontière car, notre frontière est ouverte tandis que celle du Burundi voisin est fermée. C'est ainsi que nous avons demandé auprès des autorités du Burundi de faciliter le retour de leurs administrés dans leur Pays respectif car, nous au sein de l'AFC/M23, nous avons une politique du mouvement de la population et de leurs biens. Nous avons demandé et ils ont facilité le mouvement humanitaire afin qu'ils entrent chez eux. » a indiqué, Lawrence Kanyuka, porte-parole politique de l'AFC/M23 présent à Uvira.
L'AFC/M23 par le biais de son communicateur, affirme par ailleurs, qu’elle « n'a pas de problème avec qui que ce soit. l'AFC/M23 dialogue avec tout le monde. Même Félix Antoine Tshisekedi, nous lui avons demandé de faire un dialogue direct c'est ainsi que nous sommes à Doha, notre mouvement crois au dialogue car, le conflit que nous avons en République démocratique du Congo est un conflit politique et n'as pas une solution militaire.» a affirmé, Lawrence Kanyuka, porte-parole politique de l'AFC/M23.
Sur une file indienne, un convoi des burundais retardataires. « Je suis un burundais faisant des petits commerces transfrontaliers entre le Burundi, mon pays et la RDC. La guerre m'a rencontré à Uvira où j'ai l'habitude de passer la quasi-totalité de ma journée pour mes business. Et aujourd’hui, je rentre telle que je suis venue après un moment d'angoisse et du stress, orchestrés par la fermeture de la frontière par les autorités de notre pays alors que j'ai des enfants qui sont encore en âge de la minorité.», déplore Leilla Nitanga, assise sur un étalage.
À ses côtés, Aline, femme mariée âgée de 35 ans révolus se dit « heureuse de partir », malgré un avenir incertain faute de l'inaccessible aux commerces transfrontaliers. « La faim va nous tuer là où nous allons car, nous n'avons pas quoi faire au Burundi, mais il vaut mieux souffrir chez nous à la maison. »
Cet acte humanitaire combien louable, intervient quelques jours après que l'Alliance du Fleuve Congo ait facilité l'ouverture d'un corridor pour le retour de soldats burundais, sous escorte des troupes de l'armée révolutionnaire du M23.
Par Olivier RAMAZANI Alvin
La rédaction
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