RDC : Un projet d'assistance rapide pour la résilience communautaire en faveur de femmes vulnérables affectées par la guerre au Sud-kivu, lancé à Uvira.

NewsHomeMagazine 10-Jan-2026 Société Partager sur: Facebook whatsApp Twitter

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Grâce au financement de l'ONG Giz, le projet d’ : « assistance rapide pour la résilience communautaire en faveur de Femmes vulnérables affectées par la guerre au Sud-kivu. » sera exécuté par l'Association des Enfants et Jeunes Travailleurs d'Uvira (AEJT-UVIRA asbl), dans le cadre d'améliorer les conditions de vie de déplacés internes. 

Le lancement officiel du projet, s’est déroulé vendredi 09 janvier 2026, dans la salle AEJT-UVIRA, située au quartier Kavimvira dans la commune qui porte le même nom (Kavimvira) en Mairie d'Uvira, devant les autorités administratives locales, délégués d'autres organisations locales, partenaires à l'AEJT-UVIRA asbl, le représentant de la Giz et de quelques bénéficiaires.

Dans son allocution, le chef du département de l'éducation au sein de cette organisation qui vise la promotion de bien-être social, économique et culturel des enfants, jeunes et femmes en situation particulièrement difficile, a fait savoir aux participants lors de l'exposé que ce projet d'une durée de 3 mois d'exécution, consiste dans son premier volet, à renforcer la résilience économique et l'employabilité de 400 femmes déplacées à Uvira à travers la formation professionnelle en agriculture durable, permaculture, élevage et petit commerce. Dans son deuxième volet, a-t-il ajouté, ce projet s'occupera de l'accompagnement technique de 14 Groupements d'intérêt Économique (GIE), installés et opérationnels dans la Ville d'Uvira.

Comme résultats attendus, indique le chef du département de l'éducation, ce projet, vise l'encadrement continue en entrepreneuriat et gestion financière, appui à l'accès aux marchés locaux et réseaux commerciaux, création des petits groupes d'épargne et de solidarité.

De son côté, Albert Radjabu, directeur administratif et financier de l'AEJT-UVIRA asbl, a indiqué que ce projet vise à faciliter et à aider les femmes déplacées vivant dans des conditions humanitaires purement difficiles afin de les amener à s'adapter à la crise qui a frappé la partie Est de la République Démocratique du Congo. C'est-à-dire, parmi elles, il y a des femmes touchées psychologiquement.

« Ce projet va leur permettre de trouver un peu de revenu pour la survie de leurs familles. » a rassuré, Albert Radjabu.

Satisfaits, les participants, ont recommandé à l'équipe de mise en œuvre et à la Giz d'associer les autorités administratives locales et autres cadres de base dans le suivi rigoureux d'exécution de ce projet afin de faciliter son impact visible au bénéfice de la communauté toute entière.

« Nous avons fui la guerre de l'armée gouvernementale et le M23 à Kamanyola depuis le mois de février 2025. Nous remercions d'abord l'AEJT d'avoir songé à nous les déplacés de guerre. Comme je venais de Kamanyola, je ne connaissais pas l'AEJT mais, ils sont passés dans nos avenues et ont demandé aux chefs d'avenues et autres cadres de base d'enregistrer tous les déplacés de guerre. C'est ainsi qu'ils sont arrivés chez moi à la maison et quand ils m'ont enregistré, ils nous ont donné en même temps donné rendez-vous pour se rencontrer dans la réunion d'aujourd'hui. » a indiqué Kituza Tugalonga, mariée et mère de 5 enfants.

Comme, ils nous ont dit dans cette rencontre, le projet qui vient d'être lancé va consister à nous former dans différentes activités de la vie dans le cadre de l'auto prise en charge féminine notamment dans l'agriculture, l'élevage de petits bétails ainsi que dans le petit commerce. 

« Tel que j'ai suivi les différentes interventions d'aujourd'hui, dès que je vais arriver à la maison, je veux faire appel à tous les autres déplacés venus de Goma, Bukavu, dans la plaine de la Ruzizi et ceux de Kamanyola avec lesquels nous vivons à proximité afin qu'on se rencontre pour échanger sur le message fort de la rencontre d'aujourd'hui à l'AEJT. Nous remercions sincèrement les responsables de l'AEJT et leur demandons de ne pas se fatiguer d'apporter assistance aux déplacés de guerre que nous sommes.» a ajouté, Kituza Tugalonga, déplacée de guerre à Kamanyola dans le territoire de Walungu.

Par Olivier RAMAZANI Alvin 

La rédaction

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