Des journalistes d'Uvira, formés par Groupe Milima sur la lutte contre les discours de haine et la désinformation grâce à l'appui financier de la Giz.

NewsHomeMagazine 14-Jan-2026 Société Partager sur: Facebook whatsApp Twitter

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Face à la montée des discours de haine et la prolifération des fausses informations sur les réseaux sociaux, les journalistes et dans les médias traditionnels, les les journalistes et les influenceurs d'Uvira au Sud-kivu (RDC), ont débuté ce mercredi 14 janvier 2026 un atelier de formation de quatre jours, sur le renforcement de capacités, organisé par l'organisation "Groupe Milima" avec l'appui financier de la Giz Qualipro.

Dans son enseignement, le facilitateur, Éric Ngabo, a souligné la menace que représente le discours de haine et la désinformation face à la paix, la dignité humaine et au vivre-ensemble. 

« Nous avons une responsabilité collective : Celle d’agir, de sensibiliser et d’éduquer. Les journalistes, en tant que gardiens de l’information, devront jouer un rôle essentiel dans cette lutte, car leur mission dépasse la simple transmission des faits…ils devront véhiculer des valeurs de tolérance, de respect et d’inclusion.» a rappelé, Eric Ngabo, facilitateur du jour et chargé de projet à l'organisation Groupe Milima.

Au cours de cette première journée pour cette formation qui ira jusqu'au samedi 17 janvier, les participants ont beaucoup plus centré leurs échanges sur les causes et conséquences des discours de haine ainsi que de la désinformation avant d'identifier les messages de haine.

Au sortir de cette première rencontre, pour cet atelier de 4 jours, plusieurs recommandations adressées d'une part aux journalistes et aux leaders communautaires, d'autre part, ont été reformulées. Du Côté des professionnels des médias, ii leur a été demandé de respecter le code d'éthique et de déontologie des journalistes congolais afin de réduire l'extrême discours de haine, de s'impliquer beaucoup plus dans la vulgarisation du contenu des instruments juridiques nationaux et internationaux afférents à leur profession. 

C'est le cas de la loi sur le numérique. Face à la tendance, les journalistes, ont été recommandés à éviter l'inféodation politique dans l'exercice de leur métier. 

De la part des leaders communautaires et influenceurs, il leur a été recommandé la prise de connaissance de la ligne éditoriale des différents médias, d'avoir la certitude sur la chaîne ou fréquence suivie, de laisser aux journalistes, seuls le choix de diffusion des nouvelles données sans manipulation ni trafic d'influence ainsi que de censurer le contenu de leurs messages avant de les partager aux médias.

Les parties prenantes, ont chacune en ce qui le concerne pris conscience de l'importance de préserver la cohésion sociale et la lutte contre la désinformation.

Par Olivier RAMAZANI Alvin

La rédaction 

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