Reprise des cours à Uvira : écoles fragilisées, élèves déterminés

NewsHomeMagazine 25-Feb-2026 ÉDUCATION Partager sur: Facebook whatsApp Twitter

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Après près d’un mois de suspension des activités scolaires liée à la crise sécuritaire de décembre 2025 – janvier 2026, les établissements scolaires ont rouvert leurs portes. Cette reprise, attendue par des milliers d’élèves, intervient toutefois dans un contexte marqué par d’importants défis matériels, pédagogiques et psychosociaux.

Infrastructures vandalisées

Selon monsieur Pascal Malumbi chef de la sous-division EDU-NC Uvira 1, , plusieurs écoles ont été victimes d’actes de vandalisme durant la période de crise. Des salles de classe ont été endommagées, des bureaux administratifs saccagés et des latrines détruites par des individus non identifiés, compromettant les conditions d’apprentissage.

« Nous avons constaté que certaines infrastructures scolaires ont été abîmées par des inconnus pendant la période d’insécurité. Des bancs ont été cassés, des portes et fenêtres arrachées, et même des installations sanitaires vandalisées. Cela complique fortement l’organisation des cours », a-t-il expliqué.

Dans plusieurs établissements, les élèves suivent désormais les enseignements dans des conditions précaires. Faute de salles suffisantes, certaines classes sont surchargées, tandis que le manque de matériels didactiques limite la qualité de l’apprentissage.

 Pour les chefs d'établissement scolaires contacté par la Rédaction de HABARI ZA MAHALI, la priorité reste de maintenir les enfants à l’école malgré ces difficultés.

Un prefet d'études d'une école secondaire d'Uvira qui a requis l'annonymat témoigne : « Nous faisons de notre mieux pour que les enfants retrouvent un cadre scolaire. Les enseignants se mobilisent, mais sans appui pour réparer les bâtiments et remplacer le matériel perdu, la situation reste préoccupante. L’école est pourtant essentielle pour protéger les enfants des risques liés à la rue et au traumatisme de la crise. »

Du côté des élèves, la volonté d’apprendre demeure forte malgré les obstacles. Une élève finaliste de l'école primaire raconte : « J’avais peur pendant les troubles et je pensais que l’école ne reprendrait pas vite. Maintenant je suis contente d’être revenue, même si nombreux dans la classe sont au Burundi comme réfugiés et que certains n’ont plus de cahiers. Nous voulons seulement étudier pour préparer notre avenir. »

Malgré ces défis, un élan de solidarité s’est manifesté au sein de la communauté éducative. Chefs d’établissements, enseignants, parents et élèves ont participé à des travaux communautaires pour nettoyer les écoles, réparer provisoirement certaines infrastructures et relancer les activités scolaires.

Les autorités éducatives saluent cet engagement collectif et se veulent rassurantes quant à la situation sécuritaire actuelle. Les parents peuvent envoyer leurs enfants à l’école en toute quiétude », a affirmé Pascal Malumbi.

Un élan de solidarité

Cependant, les besoins restent importants. La réhabilitation des infrastructures, l’appui psychosocial aux élèves affectés par la crise et la fourniture de matériels scolaires sont essentiels pour garantir une reprise durable et inclusive de l’éducation. La crise sécuritaire qui a paralysé Uvira ces derniers mois rappelle combien l’école constitue, en contexte humanitaire, bien plus qu’un lieu d’apprentissage : elle est un espace de protection, de stabilité et d’espoir pour toute une génération.

Article produit dans le cadre de la campagne HABARI ZA MAHALI executé par le consortium UNPC-UFMP-COMEL sous l’appui financier de Labenevolenciya Grands-Lacs.

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