Sud-Kivu : 50 femmes déplacées en moyenne sur 100 formées en agriculture, bénéficient des kits agricoles, semences améliorées de maïs et amarantes à Uvira.

NewsHomeMagazine 04-Mar-2026 Société Partager sur: Facebook whatsApp Twitter

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Uvira, le 03 mars 2026 - La ville chef-lieu provisoire de la province du Sud-Kivu dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo, continue d'accueillir un nombre important des personnes déplacées internes fuyant les conflits armés persistants dans les zones de Goma, Bukavu ainsi que des hauts plateaux des territoires d'Uvira, Fizi et Mwenga. 

Ces violences liées notamment à la crise humanitaire, ont entraîné la perte des moyens de substance de nombreuses familles, aggravant la précarité économique et l'insécurité alimentaire. Les femmes déplacées, souvent cheffes des ménages, sont particulièrement affectées, avec un accès limité à la terre, aux intrants agricoles et aux opportunités génératrices de revenus.

Dans le cadre du projet d'autonomisation et d'employabilité mis en œuvre par l'Association des Enfants et Jeunes Travailleurs d'Uvira (AEJT-UVIRA-RDC), cinquante (50) femmes déplacées en moyenne sur 100 formées en agriculture durable et permaculture, ont bénéficié, lundi 2 mars 2026 des kits agricoles composés notamment : des semences améliorées de maïs, des amarantes et des outils aratoires à Uvira. Grâce à l'appui de la Giz coopération suisse, ces femmes tentent de reprendre leur vie après plusieurs années passées dans des familles d'accueil pour la majorité.

Ce geste réjouit plus d'une femme déplacée parmi celles bénéficiaires de la commune de Kavimvira en Mairie d'Uvira. Suzana Mafari affirme qu'elle va désormais demeurée autonome et entrepreneure agricole, grâce à cette assistance en kit et en intrants agricoles, qu'elle a bénéficié après 2 jours de formation. 

« Je vais désormais entamer mes activités commerciales juste après la réception de mon kit de démarrage. C'est pourquoi, je tiens de plus profond de mon cœur à remercier l'AEJT-UVIRA et la Giz pour ce geste combien louable en faveur des femmes déplacées de guerre », a indiqué madame Suzana Mafari, déplacée de son état.

À l'entendre ajouter, grâce à ce kit, elle envisage déjà un meilleur avenir pour ses enfants. Très contentes, ces femmes promettent de bien travailler afin de réaliser des profits pour prendre en charge leurs familles. Elles demandent également une paix durable dans leur village, sans laquelle tous leurs efforts seraient anéantis.

Par Olivier RAMAZANI Alvin 

La rédaction

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