Difficultés de Réinsertion des Congolais retournés de Gatumba : Entre Manque de Ressources et appel à l’aide humanitaire

NewsHomeMagazine 04-Mar-2026 Société Partager sur: Facebook whatsApp Twitter

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Les Congolais récemment retournés des camps de réfugiés de Gatumba, au Burundi, font face à des défis majeurs en matière de sécurité alimentaire et de moyens de subsistance depuis leur arrivée dans la plaine de la Ruzizi. Malgré leurs efforts pour redémarrer leurs activités, les conditions de vie restent extrêmement précaires, et les opportunités économiques sont limitées.

D’après certains retournés rencontrés ce mardi 3 mars 2026 par la rédaction du bulletin Habari za Mahali, plusieurs d'entre eux ont tenté de reprendre leurs activités en tant qu'enseignants, agriculteurs ou commerçants. Toutefois, ces efforts sont insuffisants pour garantir leur survie quotidienne. L'absence de dynamisme économique dans la région est manifeste, exacerbée par la faible circulation des personnes et de l'argent. Cela a un impact direct sur leurs revenus.

Les commerçants retournés disent observer une diminution significative du nombre de clients, tandis que dans les écoles privées, le faible nombre d’élèves affecte directement les primes des enseignants.

Selon toujours ces personnes retournées, de nombreux Congolais restent encore dans les camps au Burundi, ce qui ralentit considérablement les activités et diminue les revenus.

Placide Byamungu, un résident de Sange et enseignant de son état, souligne les obstacles qu'ils ont rencontrés lors de leur retour. Selon lui, beaucoup de Congolais n'avaient pas les documents nécessaires, comme le CEPGL, pour traverser la frontière à Kavimvira, bien que ceux-ci soient exigés.

«Nous avons dû utiliser nos cartes d’électeur pour franchir la frontière, ce qui n’a pas été facile pour nous», explique-t-il.

Byamungu évoque également les difficultés liées au vol de leurs biens laissés lors de leur départ dans le camp de Gatumba. Cette situation impacte sur leur réintégration socio-économique.

« Certains ont retrouvé leurs affaires volées, tandis que d’autres ont vu leurs biens dans un état déplorable. Cela complique fortement notre réintégration », ajoute-t-il.

Face à cette situation particulièrement difficile, les Congolais de retour lancent un appel aux organisations humanitaires pour obtenir de l’aide.

«Dans nos écoles, il y a peu d’élèves, ce qui affecte directement notre rémunération. Beaucoup d’enfants sont encore dans les camps. Mais malgré nos efforts, la situation reste difficile. Sans un soutien extérieur, il nous sera difficile de nous remettre sur pied. Nous avons besoin d’aide pour pouvoir nous reconstruire», conclut Placide Byamungu

La communauté de retour reste dans une situation humanitaire précaire, avec des besoins urgents en matière de soutien alimentaire, de réintégration sociale et économique. Les appels à l’aide se multiplient, dans l'espoir que la solidarité internationale pourra les accompagner dans cette épreuve.

Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija Grands Lacs et exécuté à Uvira par le Consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.

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