Sud-kivu : clôture à Uvira du projet d'assistance rapide pour le renforcement de la résilience économique et l'employabilité des femmes déplacées affectées par la crise humanitaire à Uvira.

NewsHomeMagazine 10-Mar-2026 Société Partager sur: Facebook whatsApp Twitter

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Le projet d’assistance rapide pour le renforcement de la résilience économique et de l’employabilité des femmes déplacées affectées par la crise humanitaire à Uvira, au Sud-Kivu, a été officiellement clôturé lundi 9 mars 2026. 

La cérémonie s’est tenue dans la salle des réunions de l’AEJT-UVIRA-RDC, située dans la commune de Kavimvira, en mairie d’Uvira.

Mis en œuvre avec l’appui financier de la coopération allemande à travers la GIZ, dans le cadre du projet QUALIPRO, ce programme visait à soutenir les femmes vulnérables ayant fui les violences dans les localités des Provinces du Nord et du Sud-kivu à l’Est de la République démocratique du Congo.

Le projet a permis à plusieurs dizaines de bénéficiaires d’accéder à des formations professionnelles ainsi qu’à un accompagnement pour développer des activités génératrices de revenus. L’objectif était d’améliorer leurs conditions de vie et de renforcer leur autonomie économique dans un contexte marqué par l’insécurité et les déplacements forcés.

Selon Maurice Isongela, chargé de programme à l’AEJT-UVIRA-RDC, les résultats obtenus sont jugés satisfaisants.

« Parmi les 400 femmes ayant bénéficié de la formation, 200 ont déjà reçu des kits d’intégration pour démarrer de petites activités, notamment dans le petit commerce, l’agriculture et l’élevage », a-t-il indiqué.

Il précise également que le projet a contribué à la redynamisation de plusieurs Groupements d’intérêt économique (GIE).

« Quatorze GIE avaient été créés lors de l’exécution du projet GIZ QUALIPRO dans la ville d’Uvira. Treize d’entre eux ont été redynamisés et mis en relation avec les services étatiques de tutelle », a ajouté Maurice Isongela.

Cependant, certaines bénéficiaires restent encore en attente d’appui.

« Nous avons encore un gap concernant 200 femmes qui n’ont pas encore reçu leurs kits de réinsertion. 

Malgré cela, nous estimons avoir atteint plus de 80 % des objectifs du projet », a-t-il précisé.

Parmi les bénéficiaires, Domine Feza se réjouit des connaissances acquises durant la formation.

« À l’AEJT-UVIRA-RDC, on nous a appris comment gérer de petites activités commerciales, même avec un capital très réduit, jusqu’à le faire grandir. Après la formation, on nous a expliqué que certaines recevraient les kits de démarrage en premier et les autres ensuite.

 Nous remercions l’AEJT-UVIRA et son partenaire GIZ pour cette formation qui nous a appris qu’un petit capital peut devenir un grand commerce », a-t-elle témoigné.

Lors de la cérémonie, le délégué de la GIZ a encouragé les bénéficiaires à mettre en pratique les compétences acquises et à travailler en collaboration avec l’AEJT-UVIRA-RDC afin de pérenniser les activités lancées grâce au projet.

Par Olivier RAMAZANI Alvin

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