NEWS HOME MAGAZINE
Dans les hauts et moyens plateaux de l'Est de la République démocratique du Congo, la propagation de la désinformation et des discours haineux, exacerbe les tensions intercommunautaires et alimente les conflits. Face à cette situation, il est impératif de renforcer la capacité des communautés à identifier et à contrer ces phénomènes, afin de favoriser une cohabitation pacifique et une collaboration efficace entre les groupes ethniques.
À Uvira, dans la Province du Sud-kivu, des leaders communautaires ont pris part jeudi 26 Mars à une réunion trimestrielle de planification et de surveillance de la situation sécuritaire entre les forces de sécurité, les autorités civiles et la société civile axées sur la cohésion sociale. Cette rencontre s’inscrive dans le cadre du projet :«Tukutane Tena » (retrouvons-nous encore) en français, mis en œuvre par l’organisation Search for Common Ground avec l'appui financier du Centre de Crise et de Soutien (CDCS) du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères pour une durée de 18 mois allant du mois d'août 2024 à Février 2026.
Organisée dans un contexte marqué par des tensions intercommunautaires persistantes, cette session vise à doter les participants des compétences nécessaires pour identifier, analyser et contrer la désinformation ainsi que les discours haineux, souvent amplifiés sur les plateformes numériques. Elle identifie les conflits émergents et analyse leurs causes profondes. Pour madame Sifa Munyaka Angèle, facilitatrice du jour, cette activité s'aligne au cadre d'impact pour la Paix car, elle renforce les capacités, transforme les relations de méfiance en coopération, et institutionnalise des mécanismes participatifs de gestion sécuritaire. Et de poursuivre, elle contribue ainsi à créer un environnement plus sûr, propice au retour des PDI et à la consolidation de la Paix.
Les participantsp ont pendant plus de cinq heures du temps, échangé sur les mécanismes de propagation des discours haineux et explorent des stratégies de riposte adaptées à leurs communautés.
À l'issue de ces échanges, les parties prenantes ont proposé certaines activités qu'ils estiment, une fois appuyés par Search for Common Ground, elles peuvent contribuer dans la résolution durable des conflits. Parmi ces activités prioritaires, les chefs des villages ont proposé notamment, la sensibilisation à travers un dialogue entre les services de sécurité dont FARDC, Wazalendo et les représentants communautaires sur leur rôle dans la communauté par rapport au problème identifié sur les menaces que subit la population de la part de ces hommes en uniforme. La mise en place d'un cadre de dialogue entre éleveurs afin de trouver une solution à leur différend. Tenu d'un dialogue entre les chefs de villages, les responsables des marchés et autres membres de la communauté sur les différends qui les opposent et qui sont souvent liés au décalage des jours de fonctionnement des marchés. Plantation d'arbres dans différents villages pour lutter contre les catastrophes naturelles.
Ces réunions trimestrielles apparaissent ainsi comme un levier important pour anticiper les crises, renforcer la vigilance collective et promouvoir une communication apaisée dans un environnement souvent fragilisé par les conflits.
Par Olivier RAMAZANI Alvin
La rédaction
553687vue(s)