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En République démocratique du Congo, la situation sécuritaire dans l’Est continue de susciter de vives réactions au sein de la société civile tout comme dans la classe politique.
Dans une communication au ton ferme, rendue publique dans l'après-midi de ce vendredi 1 Mai, Nganya Mwendo Dieumerci, jeune leader basé à Uvira, s’en prend directement à l’ancien président Joseph Kabila, l’appelant à tirer les leçons des sanctions internationales et à reconsidérer son rôle dans le contexte actuel.
Dans son message, le président exécutif provincial du parti politique Nouvel Elan dans la Province du Sud-kivu, met Kabila en garde contre ce qu’il décrit comme une volonté excessive de conserver "pouvoir et influence". « En voulant tout avoir, vous finirez par tout perdre », affirme-t-il, faisant notamment référence aux sanctions attribuées au Trésor américain visant l'ancien président congolais.
Nganya Mwendo Dieumerci évoque également des exemples étrangers et nationaux pour illustrer ses propos, citant notamment Ali Khamenei et Willy Ngoma, dans une comparaison destinée à alerter sur les conséquences possibles d’une gouvernance contestée ou d’un entêtement politique.
Au-delà de cette interpellation, le message reflète surtout un ras-le-bol largement partagé dans l’Est de la RDC. « Nous, populations de l’Est, nous avons marre de la guerre », insiste-t-il, rappelant l’épuisement des communautés confrontées depuis des années à l’insécurité, aux déplacements forcés et aux crises humanitaires à répétition. Le jeune leader rejette par ailleurs toute perspective de fragmentation ou de chaos prolongé, affirmant que « la RDC ne sera jamais soudanisée », en référence aux conflits internes ayant déchiré d’autres États.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte régional tendu, où les appels à la paix, à la responsabilité des élites politiques et à une solution durable au conflit se multiplient, notamment dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu.
La rédaction
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