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Dans la ville et le territoire d’Uvira (Sud-Kivu), l’accès aux soins de santé est devenu un véritable défi pour des milliers de déplacés retournés. Le système sanitaire, déjà fragile, est fortement sous pression en raison de l’afflux massif de populations fuyant les violences et revenant dans des zones précaires.
Les structures médicales fonctionnent au-delà de leurs capacités, confrontées au manque de personnel et à des ruptures fréquentes de médicaments essentiels. Cette situation complique la prise en charge, notamment pour les femmes enceintes, les enfants et les personnes vulnérables.
De nombreuses familles évoquent le manque de moyens financiers comme principal obstacle.
« Nous manquons de moyens pour la prise en charge de soins médicaux c'est comme si nous recommençons la vie », confie un déplacé retourné.
Une autre témoigne : « Les soins existent, mais nous n’avons pas d’argent. J’ai accouché, mais j’ai dû attendre l’aide d’un bienfaiteur pour quitter l’hôpital. »
Les conséquences sont graves : retard de soins, automédication, hausse des maladies et de la malnutrition chez les enfants.
Pour Ndakundi Jospin, président et syndicaliste des infirmiers à Uvira, une réduction des coûts est nécessaire :
« Nous demandons de réduire le coût de la prise en charge en cette période de crise humanitaire. »
De son côté, Docteur Panzu Nimi, médecin chef de zone de santé d’Uvira, souligne les difficultés d’approvisionnement depuis fin 2024 :
« Les structures ont des difficultés pour s’approvisionner, seuls certains projets d’urgence soutiennent quelques aires de santé. »
Face à cette crise, les centres de santé sont appelés à renforcer leur collaboration avec les ONG et les autorités, tandis que ces dernières doivent améliorer la coordination et faciliter l’acheminement des intrants médicaux.
Dans ce contexte, la survie du système de santé d’Uvira dépend d’une meilleure synergie entre acteurs locaux et partenaires internationaux.
Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté par le consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.
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