Sud-kivu : Un atelier de réflexion sur les causes de la persistance des coutumes rétrogrades et leurs moyens de mitigation organisé à Uvira par l'UFMP Sud Sud.

NewsHomeMagazine 11-Oct-2024 Société Partager sur: Facebook whatsApp Twitter

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Uvira, 10 Octobre 2024(newshomemagazine.net)- Des autorités administratives, militaires, policières et coutumières locales et responsables des confessions religieuses, de la Société Civile et Mouvements Citoyens ont, l'avant-midi de ce jeudi, réfléchi sur les causes de la persistance des coutumes rétrogrades et leurs moyens de mitigation, a constaté sur place newshomemagazine.net.

C'est dans un atelier, organisé par l'Union des Femmes des Médias pour la Paix au Sud de la Province du Sud-kivu à l'Est de la République Démocratique du Congo avec l'appui financier de Search for Common Ground, dans le cadre de son initiative dénommée :"Briser les coutumes rétrogrades pour une sécurité inclusive".

Dans son mot d'ouverture, le Maire adjoint de la Ville d'Uvira et Maire à l'intérim, a salué la démarche que poursuit l'UFMP Sud Sud-kivu et son partenaire Search for Common Ground, celle selon lui de réunir différents leaders en vue de faire un état de lieu des coutumes et ses conséquences dans l'émergence de la jeune fille et de la femme.

« La femme a un grand rôle à jouer dans la société et que l'homme doit se sentir engagé dans son accompagnement afin qu'elle réussisse mieux.» a fait savoir Kifara Kapenda Kyk'y, Maire adjoint de la Ville d'Uvira et Maire à l'intérim.

Il a par ailleurs, recommandé aux participants de faire une large diffusion du résultat de cet atelier en vue de favoriser la sécurité inclusive de la femme.

Dans les travaux en carrefour, les participants scindés en groupes, ont inventorié les caractéristiques qui constituent l'insécurité et l'exclusion sociale de la femme.

Parmi les caractéristiques, ces derniers ont énuméré "le refus de la femme dans la gestion des responsabilités coutumières, la prise par force et sans consentement de la jeune fille lors de l'intronisation des chefs coutumiers, l'inégalité entre le jeune garçon et la jeune fille, surtout lorsqu'il s'agit des travaux ménagers, l'interdit de la femme à la consommation de certaines parties de la viande, poisson et autres par certaines coutumes,...".

Ensemble, les bénéficiaires ont, à travers la technique de brainstorming, prélevé: "le conservatisme, l'éducation de la femme, la faible sensibilisation des gardiens des coutumes, faible vulgarisation des lois sur les droits de la femme, la féminité négative, la socialisation, la faible implication des leaders communautaires, le complexe de supériorité et d'infériorité entre l'homme et la femme, la mauvaise interprétation de la différence entre l'homme et la femme et autres", comme causes de la persistance des coutumes rétrogrades dans la société à Uvira.

Pour sa part, le professeur Kitoka Moke, facilitateur du jour :« tout est parti de la sécurité de la femme. On s'est rendu compte que la sécurité de la femme n'est pas seulement liée à la guerre ou à l'insécurité militaire. Il y a différents niveaux de l'insécurité que la femme connaît. Par exemple, l'insécurité physique, psychologique, sociale, économique et autres. On s'est rendu compte que parmi les aspects qui insécurisent la femme et qui touche à sa dignité sociale et psychologique, il y a des coutumes rétrogrades. Les coutumes rétrogrades sont celles qui ne permettent pas à la femme de s'épanouir, de jouir de ses droits et de sentir aussi à l'aise au même titre que les hommes. C'est comme ça que nous avons été réunis dans un atelier qui avait pour visé d'identifier les coutumes rétrogrades, les facteurs de leurs persistantes en dépit de la présence des instruments juridiques, des sensibilisations et des projets qui existent sur la paix sociale de la femme mais, aussi que faire pour mitiger ces coutumes et permettre à la femme de s'épanouir comme les hommes.».

Cet atelier d'un jour, s'est tenu dans la salle des réunions de la police nationale congolaise, commissariat urbain d'Uvira et qui a réuni trente participants.

Par Olivier RAMAZANI Alvin 

La rédaction

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