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Uvira, 11 Novembre 2024(newshomemagazine.net)- Des structures communautaires, membres des réseaux ont été capacitées pendant deux jours sur "les innovations du Code de la famille : lutte contre les Violences Basées sur le Genre(VBG), la promotion du Genre et autonomisation de la femme et de la jeune fille par le consortium Cordaid et Dynamique des Femmes Juristes(DFJ) avec l'appui financier du Ministère européen des Affaires étrangères a constaté dans un atelier de renforcement des capacités, newshomemagazine.net.
À en croire Me. Marie Alliance Ntakobajira, cheffe de projet au sein de la Dynamique des Femmes Juristes : « ces assises de deux jours, s’inscrivent dans le cadre du projet Justice et paix durable pour les femmes et jeunes filles de la province du Sud-Kivu particulièrement ceux de la ville et territoire d’Uvira et territoire de Kalehe.»
Et d'ajouter: « elles(assises) visent à renforcer les capacités des membres des structures communautaires des femmes et des jeunes de 6 réseaux mis en place dans les domaines identifiés lors des évaluations d’élaboration des cartes de résolution des problèmes pour contribuer à la paix durable.».
Pour sa part, la facilitatrice du jour Nathalie Vumilia NAKABANDA, Professeur d'universités :« Le Code de la famille congolais a été modifié et complété le 15 Mars 2016. Il était important que nous puissions porter à la connaissance du public congolais quel était le contenu de ces innovations, qu'est-ce qui a changé et qu'est-ce qui a évolué par rapport à l'ancien Code de 1987, ceci dans le but de lutter contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) dans notre milieu. Dans notre contrée, il persiste l'application et le recours aux coutumes contraires à la loi. Je ne voudrais pas les qualifier des coutumes rétrogrades mais, se sont des coutumes en violation de la loi qui perpétuent. Notamment la Violence Basée sur le Genre comme celle qui exclut la femme de la succession en cas du décès du Père. Comme celle-là qui va perpétuer la pratique du Lévirat et du Sororat. Ce qu'on appelle couramment dans le swahili "Kupyana". Ce sont des pratiques qui considèrent notamment que la femme n'a pas des droits. Une négation des droits aux femmes.».
Cette consultante en Genre et VBG a, par la suite appelé les autorités à s'impliquer dans les sensibilisations de la population afin que ces pratiques prennent fin dans la communauté.
« Je crois que les autorités politico-administratives et coutumières, devraient travailler sur la sensibilisation de ne plus continuer à faire application de toutes ces coutumes là d'autant plus également que nous avons des lois qui privilégient la promotion de l'égalité des droits. Notamment les articles 11, 12, 13, 14 et 15 de la constitution congolaise et tant d'autres instruments qui ont été ratifiés par la RDC. Je crois qu'il est temps que l'effectivité prenne place sur toutes ces pratiques culturelles là.» a insisté Nathalie Vumilia NAKABANDA.
Satisfaits les participants ont remercié la DFJ et ses partenaires avant de rassurer la consolidation des acquis de cet atelier à l'intérêt de leur entourage.
Par Olivier RAMAZANI Alvin
La rédaction
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