JI de la liberté de la Presse: Joséphine Mungubi dénonce des préjugés et stéréotypes dont les femmes des médias sont victimes.

NewsHomeMagazine 04-May-2024 SOCIÉTÉ Partager sur: Facebook whatsApp Twitter

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Le 03 Mai de chaque année, le monde entier célèbre la journée internationale de la liberté de la Presse, proclamée par l'assemblée générale des Nations-Unies en 1993. Ce fut également une réponse à l'appel des journalistes africains qui, en 1991, ont proclamé la déclaration de Windhoek sur le pluralisme et l'indépendance des médias.

À Uvira dans la Province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo, aucune activité en ce sens a été organisée, malgré l'existence des certaines corporations réunissant les chevaliers de la plume et les médias, chose qui, selon certains journalistes rencontrés, ternie l'image de cette journée sacrée dédiée aux professionnels des médias.

D'autres indiscrétions interrogées en cette occasion, parlent de manque des moyens financier et matériel à la base du silence observé ce vendredi 03 Mai 2024 malgré la ferme volonté organisationnelle de la part des responsables des structures des médias.

Joséphine Mungubi, Coordinatrice de l'Union des Femmes des Médias pour la Paix dans la partie Sud du Sud-Kivu, a dans une interview accordée à notre consœur de la RTNC sous-station d'Uvira dénoncé les préjugés et stéréotypes dont les femmes des médias sont victimes.

«C'est vrai que le 03 Mai de chaque année, le monde entier célèbre la journée internationale de la liberté de la presse. Cela fait des années que nous célébrons cette journée mais, il y a un peu d'amélioration comparativement aux années passées où on ne parlait pas de cette liberté, surtout pour le cas des femmes parce que, elles-mêmes c'est comme si, elles n'existaient pas dans les médias de la partie Sud de la Province du Sud-Kivu.» a indiqué Joséphine Mungubi Coordinatrice de l'UFMP au Sud du Sud-Kivu.

À elle d'affirmer que: «pour le moment, il y a la présence des certaines femmes dans des médias bien qu'elle est insuffisante.»

S'agissant de cette liberté de la presse, Joséphine Mungubi a indiqué que ce ne sont pas seulement les hommes journalistes qui en sont vulnérables mais plutôt les femmes en sont beaucoup plus.

«En dehors des femmes, il y a aussi des hommes journalistes qui n'arrivent pas à exercer avec toute liberté leur métier du journalisme parce que leur sécurité n'est pas assurée mais aussi cette liberté de la presse n'est pas vraiment à cent pour cent respectée dans notre zone de prestation. Nous traversons une zone en conflits où il y a des informations qui peuvent être diffusées ailleurs et qu'elles ne posent pas problème mais, lorsque c'est à Uvira ou au Sud-Kivu qu'elles sont diffusées, elles deviennent d'office problème.» regrette-elle.

Et de poursuivre :«Pour le cas particulier des femmes journalistes, il y a encore un problème sérieux par rapport aux préjugés et stéréotypes. Cette femme qui travaille dans des médias, elle est prise dans la communauté comme une femme qui n'a plus ses valeurs. Cette situation fait à ce qu'elle n'arrive pas à exercer comme il faut son rôle du journaliste.».

Mungubi estime que les femmes journalistes n'ont pas accès à des opportunités au même niveau que leurs confrères alors que, ajoute-t-elle, c'est à travers lesdites opportunités qu'elles pouvaient être formées afin d'être à la hauteur d'exercice de leurs tâches.

Cette dernière a, au clôture son entretien, appelé les responsables des médias à tenir compte du respect du genre au sein de leurs organes de presse et à favoriser les mêmes opportunités aux hommes et femmes des médias.

(Bukuru Mwimule Françoise)

La rédaction

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