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Au Sud-kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, des voix se lèvent jour après jour depuis le drame, survenu jeudi 27 février après le meeting populaire organisé par l'AFC/M23 à la place de l'indépendance dans la Ville de Bukavu. La plus récente est celle du Gouvernement Provincial du Sud-kivu qui, dans une déclaration rendue publique l'après-midi de ce vendredi 28 février de l'année en cours, lue par Me. Didier KABI, Ministre Provincial de communication et médias et porte-parole du gouvernement, condamne avec dernière énergie l'acte qu'il qualifie de "barbarie inqualifiable" qui a coûté la vie à 13 personnes et des blessés. Le Professeur Jean-Jacques Purusi, gouverneur du Sud-kivu a, selon la même déclaration, exprimé sa peine après ces explosions survenues dans sa juridiction et a présenté ses condoléances aux familles des victimes tout en exprimant sa solidarité avec les blessés. Concernant la version relayée par l'AFC/M23 qui, ajoute la même déclaration, prétend que des résistants wazalendo prétendument manipulés par le Gouverneur Purusi, auraient tenter de tirer sur les hommes de Corneille Naanga, il est impératif de rétablir la vérité. « ...Le professeur Jean-Jacques Purusi, gouverneur du Sud-kivu, rejette avec la plus grande fermeté ces allégations mensongères. Il rappelle que les résistants wazalendo ne sont pas présents à Bukavu mais, se trouvent en dehors de la Ville sur leurs positions loin des zones actuellement occupées par l'AFC/M23 et l'armée rwandaise...»
De son côté, l’AFC/M23, un mouvement politico-militaire qui contrôle Bukavu depuis le 14 février, rejette toute responsabilité et accuse Kinshasa d’être à l’origine de l’attaque. Dans un communiqué, le groupe attribue l’explosion aux forces gouvernementales, dénonçant un « attentat terroriste orchestré par Félix Tshisekedi et ses complices ». L’AFC/M23 affirme que les forces loyalistes, en difficulté sur le terrain militaire, auraient ciblé la population de Bukavu après le meeting de Corneille Nangaa. Cet incident a eu lieu alors que la situation sécuritaire reste tendue dans la partie Est de la RDC. L’AFC/M23, soutenu par Kigali selon Kinshasa, poursuit son expansion territoriale, tandis que les autorités congolaises dénoncent une « agression étrangère » et tentent d’intensifier la riposte sur les fronts militaire et diplomatique.
Par Olivier RAMAZANI Alvin
La rédaction
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