Mort du pape François : pourquoi était-il surnommé «le pape vert» ?

NewsHomeMagazine 22-Apr-2025 ENVIRONNEMENT Partager sur: Facebook whatsApp Twitter

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Le pape François s'est éteint ce lundi 21 avril. Surnommé le «pape vert», il restera dans notamment dans les mémoires pour avoir pris une tonalité résolument écologiste après la publication de l’encyclique «Laudato si’» en 2015, consacrée aux questions environnementales et sociales.

Un pape pour la planète. François est mort ce lundi matin à l’âge de 88 ans, a annoncé le Vatican dans un communiqué. Souverain pontife pendant plus de douze ans, le pape François a tenté d’éveiller les consciences sur de nombreux sujets à commencer par celui de l'écologie, ce qui lui a valu son surnom de «pape vert». 

L'encyclique «Laudato si’» du pape François, publiée en 2015, est ainsi devenue un symbole incontournable de « l’écologie intégrale», à qui il a consacré son document. Son appel en faveur de la sauvegarde de la «Maison commune», la Terre, est resté dans l'histoire. 

À travers cette encyclique, il a critiqué le consumérisme et le développement économique irresponsable, tout en alertant sur la dégradation de l'environnement et le réchauffement climatique que l’homme a causé selon lui.

Une prise de position affirmée, mais aussi saluée par l'ancien président américain Barack Obama, qui a dit admirer la décision du pape «d’appeler à l’action sur le changement climatique de manière claire, forte, et avec toute l’autorité morale que sa position lui confère».

Un pape converti à l’écologie

Si le souverain pontife argentin est devenu une figure de l’écologie, il a confié de son propre aveu avoir été auparavant ignorant sur le sujet. «Mais ces Brésiliens, ils nous fatiguent avec cette Amazonie ! Quel rapport entre l’Amazonie et l’évangélisation ? Je ne comprends rien !», avait-il déclaré lors d’une Conférence des évêques latino-américains au Brésil en 2007.

Ayant évolué et pris conscience des enjeux et des actions à adopter, le pape François était devenu pour certains un «héros écologique», a souligné le dominicain Thomas Michelet, dans l’ouvrage «Les papes et l’écologie».

De nombreux discours sur l'environnement

François a ainsi été le premier pape à parler «d’écologie intégrale» et a en consacré un document entier. Avec Bartholomée de Constantinople, ils ont par ailleurs mis en place une Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, célébrée chaque année le 1er septembre.

Le souverain pontife était également un habitué des actions d'éclat. «Cela ne peut plus continuer», martelait-il régulièrement dans ses messages, comme dans celui envoyé à l’occasion de la COP26 de Glasgow en novembre 2021. Il avait également appelé une quarantaine de chefs religieux et scientifiques à limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5 °C, en octobre 2021.

Il a également multiplié les rencontres avec les dirigeants des plus grands groupes énergétiques du monde pour militer en faveur d'une transition énergétique «radicale».

«L'heure est grave»

Dix ans après son élection, il avait même envisagé de participer à la COP28 à Dubaï, mais avait dû y renoncer pour des raisons de santé. Son cardinal secrétaire d’État, Pietro Parolin, avait transmis son message aux dirigeants du monde, affirmant que «l’heure est grave», tout en proposant un chemin pour accélérer la transition énergétique.

En 2023, il a publié «Laudate Deum», comme une suite de sa réflexion écologiste entamée dans l’encyclique «Laudato si’». Dans cette exhortation apostolique, le Pape François abordait de manière directe et urgente la crise climatique mondiale, appelant à une action immédiate et décisive.

Tout au long de son pontificat, le «pape vert» a tenté d’éveiller les consciences. Pour l'auteur Franca Giansoldati, on parlera encore de son encyclique verte «dans 200 ans, parce qu’il traite de façon organique de notre problème principal : la survie humaine».

La rédaction

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