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Les récentes pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville d’Uvira, dans l’Est de la République démocratique du Congo, ont aggravé la situation déjà critique des personnes déplacées internes. Ces familles, ayant fui l’insécurité dans les localités de Kigongo, Katongo et Kabimba (groupement de Kalungwe, chefferie des Bavira), vivent aujourd’hui dans des conditions extrêmement précaires.
Installées dans des abris de fortune, parfois dans des salles de classe, sans matelas ni couvertures, elles subissent de plein fouet les conséquences de la saison des pluies. « C’est pénible. Nous dormons à la belle étoile, piqués par les moustiques. Il n’y a ni nourriture, ni bois de chauffage. Les enfants n’ont pas de lieu pour dormir », témoigne une mère déplacée.
D’autres déplacés décrivent des conditions insalubres, l’absence d’eau potable, et une forte exposition aux maladies. « Quand il pleut, nous ne dormons pas. L’eau entre partout. Les enfants tombent malades et nous n’avons pas de médicaments », déplore une autre femme.
Un appel urgent à l’aide humanitaire
Ces familles appellent les autorités et les organisations humanitaires à intervenir d’urgence. Elles expriment le besoin pressant en nourriture, médicaments, moustiquaires et abris. « On ne demande pas beaucoup, juste de quoi survivre dignement », confie un père de famille.
Des dégâts matériels importants
Outre les souffrances des déplacés, les pluies ont également causé d’importants dégâts matériels dans la ville d’Uvira : inondations, routes endommagées, toitures arrachées, maisons effondrées. Selon Marie Jeanne Ntakobajira, actrice de la société civile locale, ces intempéries sont amplifiées par la déforestation des collines environnantes et l’urbanisation anarchique. « La pluie était forte, accompagnée d’une tempête qui a emporté de nombreuses toitures. Les maisons mal construites se sont écroulées », explique-t-elle.
Prévenir les risques à long terme
Pour atténuer les effets des prochaines catastrophes naturelles, Marie Jeanne Ntakobajira plaide pour des mesures structurelles : sensibilisation contre l’occupation des zones à risque, entretien des caniveaux, reboisement des collines et amélioration du système de drainage. « Les acteurs environnementaux doivent renforcer les actions de terrain pour protéger la population à long terme », affirme-t-elle.
Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté par le Consortium UNPC,COMEL-RDC et UFMP.
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