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À Uvira dans la Province du Sud-kivu à l'Est de la République Démocratique du Congo, l'asbl "Mission des Femmes Intégrantes pour la Contribution Humanitaire et l'Émancipation" (MICHE asbl), a organisé jeudi 29 janvier 2026 un atelier de formation de 3 jours sur le renforcement des capacités des femmes et hommes leaders communautaires, membres du "Comité des Femmes Leaders pour la Paix" (COFELEP).
Le projet « Femme en action pour la paix et la sécurité au Sud-kivu » mise en œuvre dans le contexte marqué par l'insécurité, les conflits récurrents et les violences persistantes, bénéficie du soutien technique et financier de la Giz /GOPA PACE. Pour les organisateurs, cette initiative vise à renforcer les capacités de ces femmes et de ces hommes sur la médiation des conflits, la prévention et résolution pacifique des conflits, leadership participatif et la masculinité positive dans les villes d'Uvira et de Baraka en territoire d'Uvira et de Fizi ainsi que dans la cité de Kamanyola en territoire de Walungu en RDC et dans les Pays de la région des Grands Lacs.
« À l'issue de cet atelier de trois jours qui s'inscrit dans le cadre du projet "Femmes en action pour la paix et la sécurité au Sud-kivu", les femmes, les hommes et les leaders communautaires, membres du réseau "COFELEP" seront mieux outillés pour sensibiliser leurs communautés, leurs membres du réseau au niveau des 4 Pays de la région des Grands Lacs pour les conflits, la promouvoir le leadership participatif et inclusif, la masculinité positive, la cohésion sociale et la culture de dialogue intercommunautaire, transfrontalier et s'impliquer dans les activités de médiations pour la résolution et la transformation pacifique des conflits internes et transfrontaliers.» a indiqué Justin Huruma, chargé des programmes à l'organisation MICHE asbl.
Grâce à ce partenariat, 150 leaders communautaires, membres du réseau COFELEP notamment, cent femmes et cinquante hommes se sont engagés activement dans la promotion de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale.
Ces participants, venus d’horizons variés, ont réfléchi jusqu'au samedi 31 janvier 2026 sur le rôle que peuvent jouer les femmes dans la construction de la paix dans une région marquée par des conflits et de graves crises humanitaires.
Les échanges ont révélé une volonté croissante des femmes de sortir du silence et de prendre part à la résolution de la crise. À travers des témoignages émouvants et des ateliers participatifs, la rencontre a semé les graines d’un réseau de femmes résilientes, prêtes à affronter les défis et devenir des piliers d’espoir pour leur communauté.
Par Olivier RAMAZANI Alvin
La rédaction
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