Uvira: L’eau potable, l’hygiène et l’assainissement en milieu scolaire : un enjeu crucial pour la santé et l’éducation des enfants.

NewsHomeMagazine 05-May-2026 Société Partager sur: Facebook whatsApp Twitter

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Dans la ville et le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu, à l’Est de la RDC, de nombreuses écoles sont confrontées à des défis majeurs en matière d’accès à l’eau potable, d’hygiène et d’assainissement. Cette situation préoccupante met en péril la santé des élèves et compromet sérieusement leur parcours éducatif.

L’insuffisance d’accès à une eau potable constitue l’un des principaux obstacles. Plusieurs établissements scolaires, en raison de leur localisation géographique ou du manque d’infrastructures adaptées, peinent à garantir un approvisionnement régulier en eau. Un habitant témoigne des difficultés quotidiennes :

« Nous avons de grands défis pour accéder à l’eau potable en raison de la situation géographique de notre établissement scolaire. Auparavant, nous dépendions de l’installation Jupodo, mais aujourd’hui, il nous est presque impossible d’y accéder. De plus, notre école n’est pas clôturée. Si nous pouvions installer un robinet ici, il pourrait servir non seulement à l’école, mais aussi à toute la population environnante qui manque d’eau potable. »

Au-delà de l’accès à l’eau, la question de l’hygiène et de l’assainissement demeure tout aussi cruciale. Willy Seremba, coordonnateur adjoint, souligne que les écoles peuvent devenir des acteurs clés dans la promotion des bonnes pratiques sanitaires. Selon lui, la sensibilisation à travers des activités éducatives telles que le théâtre participatif, les clubs scolaires, les saynètes et les sketches constitue une approche efficace pour inculquer aux élèves des comportements responsables. Le manque d’hygiène expose les enfants à de nombreux risques sanitaires. Les maladies hydriques, telles que le choléra et la fièvre typhoïde, peuvent se propager rapidement dans un environnement scolaire mal équipé. 

À cela s’ajoute l’état souvent préoccupant des installations sanitaires, notamment des toilettes mal entretenues, qui représentent un danger permanent pour la santé des élèves.

Willy Seremba insiste sur la nécessité d’intégrer l’éducation à l’hygiène dès le primaire. Il s’agit d’un levier essentiel pour encourager l’adoption de gestes simples mais vitaux : se laver les mains régulièrement, utiliser correctement les latrines et prévenir les maladies liées à l’eau. De son côté, Malumbi Wasikala, Sous-Proved de la Province éducationnelle Uvira 1, met l’accent sur les besoins matériels indispensables à l’amélioration de la situation. Il évoque notamment l’importance de disposer de robinets, de gobelets, de savon, de jerrycans et de bassins. Il souligne également la nécessité de désigner un agent chargé de la gestion et de l’entretien de ces équipements afin d’en garantir la durabilité.

Par ailleurs, Pascal Malumbi insiste sur le rôle déterminant des partenariats. Il rappelle que l’État doit assumer une responsabilité centrale, tout en reconnaissant l’apport crucial des organisations humanitaires. Cependant, il déplore la faible présence de partenaires dans la région : « La plupart des organisations ont quitté la zone, à l’exception de International Rescue Committee qui continue d’intervenir. Nous lançons donc un appel aux partenaires pour qu’ils viennent appuyer les écoles, car sans aide, la situation risque de s’aggraver. » Face à ces défis, il apparaît urgent de mobiliser des ressources, de renforcer les infrastructures et de développer des initiatives de sensibilisation. L’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement en milieu scolaire n’est pas seulement une question de santé publique, mais aussi une condition essentielle pour garantir un environnement d’apprentissage sûr et propice à la réussite des enfants.

Cet article a été rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI, financé par La Benevolencija et exécuté par le consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.

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